Anquetil Blues Band : le Blues qui vient de Là !

Anquetil Blues Band – Dead Time – Live 2003
Surdoué, va savoir, Thierry Anquetil a ce talent qui dès les premiers accords, les premières paroles vous saisit par la chaleur d’une voix ou un lick incisif. Disciple des Otis Rush, Freddie King, Buddy Guy le blues d’Anquetil ne rigole pas… Touche pas à ma gratte, man !
Alors oui il vient de là ce blues… Avec Chicago en ligne de mire, c’est autant l’apologie du blues millésime 70 qu’un hommage vivant au blues à guitare.

Nous nous sommes tant aimés, vingt-cinq ans plus tôt quand nous étions nous, quadras, fans de tous ces guitar-heroes…
Un Cd d’Anquetil c’est tout ça à la fois : la folie d’un Freddie, le désespoir d’un Otis, la violence d’un Buddy. Un blues élevé sous la mère (vous me pardonnerez cette expression locale) avec la bénédiction de la Sainte Trinité du blues anglais « Green, Clapton, Page »
Ici on fait dans l’urgent, le sérieux. Certains décrocheront un peu vite, ceux qui savent jubileront ! On ne triche pas c’est du live !

Avec l’honnêteté des derniers Mohicans, le gang d’Anquetil nous provoque dès la photo de la pochette. Un beau travail graphique qui emballe façon Pulp Fiction ce concert enregistré à Caen en 2003.
Au dos, la lecture de la track list donne le vertige et après avoir déballé non sans mal le disque — il est évident que les fabricants de Cd doivent immédiatement se pencher sur le problème du cello. qui enveloppe ce genre de Cd… On est plus tout jeune et un coup de sang est si vite arrivé — les baffles ne tardent pas à nous envoyer les premiers coups, la baston commence. Le Boss ne fait pas dans le détail, ça flingue à tout va…
Il ne négociera qu’avec sa six cordes, la marque de fabrique, le label Anquetil, ce fameux dialogue avec une belle Gibson… Côté arguments : une voix blues comme il y a en peu en France…
Le Band derrière fait le ménage et assure la protection rapprochée.
Retour au calme, mais attention, si vous cherchez les ennuis Sébastien Duval (dit le Stephanois) en fidèle lieutenant, décochera de sa basse quelques belles châtaignes. Les négociations peuvent reprendre. Le Boss, toujours à l’aise dans les aigues, prend un malin plaisir à faire durer. Sans délayer, sans sur jouer, simplement par petites touches en respectant les silences, le tempo… Quand la voix caresse, la guitare, elle, titille, incise.
¯ Tchack !…

Et à mon tour j’ai envie de chanter : Thank you Mister Anquetil !

Docteur Blues

 

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