Andy T. & Nick Nixon Band, Numbers Man

Andy T. & Nick Nixon Band • Numbers Man • Blind Pig
Influencé par T-Bone Walker, B. B. King, Magic Sam et Albert Collins, le jeu de guitare teinté de jazz d’Andy T. est époustouflant de dextérité. Arrivé à Nashville, tout droit débarqué de la Californie du sud, il y a quelques années, le guitariste, déjà renommé pour des tournées internationales avec des artistes tels que Guitar Shorty et Smokey Wilson, s’est acoquiné avec la légende locale du blues et du rhythm and blues, Nick Nixon en 2011. La voix de velours de Nick, quant à elle, évoque des noms comme Jimmy Witherspoon ou Billy Eckstine qui ont enchanté la prospère scène blues de Nashville dans les sixties.

Il fut longtemps membre du groupe The New Imperials. Il a fait quelques enregistrements pour Chess dans les années 70 et il a joué sur scène avec de nombreux artistes de renom. Depuis, le duo a su rassembler de belles brochettes de musiciens pour des collaborations épiques. Leur album « Livin It Up » fut d’ailleurs nominé aux Blues Awards. Ce troisième disque est la brillante démonstration d’une association fructueuse.

Au nombre des musiciens qui figurent sur l’album, on compte les présences de Kim Wilson, de Christian Dozzler, des Texas Horns et d’Anson Funderburgh qui produit l’album en plus, bien entendu, de donner de la (belle) voix à ses guitares.

Le CD débute par “Shut The Front Door” au chant déclamatoire sur la vie à deux et les portes que l’on doit fermer sur son passage. La part belle est donnée à la splendide guitare d’Andy T. “Devil’s Wife” démarre par un solo de batterie impressionnant. Le chant y est court mais suffisamment éloquent. Il est suivi d’un solo de guitare puis de sax. “Deep Blue Sea” débute par des cuivres tonitruants, dans le bon sens du terme, ponctués par les keyboards de Kevin McKendree. “Tall Drink of Water” étonne par son intro zydeco due à l’accordéon de Christian Dozzler. Boire de l’eau est bon pour la santé mais n’a pas bon goût. Tel est le message du morceau. “Numbers Man” est un soul blues qui porte le titre de l’album. “Pretty Girls Everywhere” est plus enjoué et disons, survoltant voire très vitaminé. “Blue Monday” est un down home blues. “Hightallin’ ” est un instrumental. “Sundown Blues” est du pur Chicago blues avec un harmonica étincelant tenu par Kim Wilson. “Tell Me What’s The Reason” est joué avec grand orchestre avec des cuivres à foison et un orgue Hammond surpuissant. “Be Somebody Some Day” est plus discret avec sa musique en retrait servant la voix suave de Nick Nixon qui laisse la place à un sax plaintif avant de revenir, toujours plus suave. “What Went Wrong” donne de la vigueur à l’accordéon de Christian Dozzler pourtant plus connu comme pianiste. La Strat d’Anson Funderburgh ouvre “Gate’s Salty Blues” et mène les débats. “This World We Live In” est un blues de facture plus classique et néanmoins électrique.

Des artistes à découvrir de toute urgence si ça n’est déjà fait.

http://www.andytband.com

 

Claude Dannic

 

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