Andrew « Jr. Boy » Jones

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Andrew « Jr. Boy » Jones – Gettin’ Real
Andrew « Jr. Boy » Jones est sans contexte l’un des plus talentueux guitariste chanteur de blues texan actuel, aussi bien sur scène que sur cd. Son dernier album ne déroge pas à la règle et c’est désormais sur le label canadien Electro.Fi qu’il enregistre. Jones nous offre avec « Gettin’ Real » un blues qui a une connotation très intimiste, avec un jeu de guitare délié, d’une grande finesse et joué avec beaucoup de souplesse.
Il est accompagné de John Street aux claviers, Tommy Tucker vieux complice à la basse, du batteur Jamil Byrom, qui tournait il y a peu avec Lucky Peterson, et enfin de la jeune harmoniciste Cheryl Arena présente sur deux morceaux. D’entrée de jeu, le guitariste débute avec « Struggle » un titre tout en retenue, mais chargé d’émotion autant au niveau vocal que de la gratte ce qui contribue à apporter un son larmoyant. « People Say I’m Crazy » reste dans le même registre avec encore plus de mélancolie et là encore, le titre est d’une incroyable limpidité. Il attaque ensuite avec « Negative Talkin » un morceau un peu plus roots et un rythme plus saccadé et lancinant, bien soutenu par l’harmonica de Cheryl Arena avec à la clé un beat incroyable, martelé de belle façon. « Lonely Times » est un blues lent d’une grande profondeur qui vous prend carrément aux tripes et qui demeure selon moi, le titre phare de l’album tant il dégage une grande intensité dramatique.
Avec « Don’t Get It Twisted », on se rapproche plus au niveau de la guitare d’un Albert Collins, avec un côté plus agressif et incisif donnant un rythme plus nerveux et musclé mais très agréable à écouter. « Good Lovin’ » nous replonge dans l’ambiance générale de l’album avec quelques parfums soul, ce qui amène un peu de trouble et de suspense au titre.

Dans le même esprit, il y a « Hell In My House » joué avec plus de détermination et d’opiniâtreté dans la voix et toujours avec beaucoup de densité au niveau de la guitare. « What’s Goin’ On », reprise instrumentale d’un titre de Marvin Gaye, clôture l’album et reflète parfaitement l’esprit musical qui règne tout au long du disque, avec en prime une légère pointe de sonorité jazz.
Amateurs de blues qui bouge un max s’abstenir, car Andrew Jones nous livre ici un album intimiste, avec beaucoup de convivialité et sans aucune esbroufe, que l’on savoure avec beaucoup de plaisir. L’album bénéficie de plus d’un excellent enregistrement et demeure parfaitement produit.


http://www.myspace.com/andrewjrboyjones

http://www.electrofi.com/

Henri Mayoux

 

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