Aller et retour au paradis…

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JJ Cale – To Tulsa and Back – Sanctuary records 2004
Difficile de parler d’une telle légende de la musique américaine sans tomber dans les poncifs au sujet du vieux lézard de l’Oklahoma… Quand on demande à Mister JJ Cale ce qu’il a fait depuis la sortie de son dernier cd studio, il y a huit ans, il répond ironiquement : « regarder le soleil se lever et se coucher, écrire des chansons… »

Son style laid back inventé d’une simple opposition à ce qui pouvait être produit dans les années durant lesquelles il enregistra ses premiers albums reste sa marque, sa griffe inimitable. Rien de nouveau sous le soleil de Tulsa et c’est bien…

Si l’homme reste mystérieux et avare d’interview, on devine malgré tout qu’à 65 ans bien tassés il reste toujours actif. Une tournée de sept mois en 2002… La tournée « mondiale » précédente laissera en témoignage un des meilleurs albums live (2001) qu’il m’ait été donné d’écouter, à placer dans votre discothèque aux côtés du Filmore des Allman et du « Just One Night » de Clapton.
JJ Cale apprécie de plus en plus de jouer devant un public. C’est pour lui, aujourd’hui, ce qu’il y a de plus amusant et aussi de plus gratifiant… Rouler vers un autre gig chaque soir c’est moins compliqué que de vendre des disques dans l’environnement actuel… Ce qui renvoie la plupart des majors devant leurs contradictions et leur incapacité à muter… (To Tulsa and Back sort sur Sanctuary Records )

Alors, ce dernier album ?… Sans parler de révolution, il laisse poindre une certaine fraîcheur dans la manière. La recette prend toujours et l’animal trafique toujours autant ses bandes ou ses disques durs emplis de loops et de sons écorchés ; rompu aux nouvelles technologies et techniques d’enregistrement, la production le passionne ! Il avoue qu’il aurait aimé être ingénieur du son, plongé dans l’obscurité des studios à bricoler ses guitares, en ce moment les Danelectro sont ses favorites…

Même si il se considère avant tout comme un songwriter, comment expliquer que JJ Cale sorte ces fameux disques aux allures de démo de génie ?

C’est grâce à là qualité des compositions mais également aux soins qu’il apporte à la mise en place de chaque instrument, aidé en cela par un cercle d’amis musiciens fondus de la cause.
L’écoute de son 14e album démontre que son travail en studio est capital, comme un chef de cuisine devant son piano, il reste très précis et bizarrement très intransigeant dans l’exécution des montages et mixages de chacun de ses titres.
Des pépites jalonnent ce dernier recueil. JJ Cale les sème comme pour nous montrer le chemin d’une musique de fusion balançant sans choisir entre blues, rock et country… Cette musique existe ! Oui, C’est possible… Je vous laisse le soin de juger par vous-même.
Ecoutez ce fabuleux virage au alentour de la plage 6-The Problem, 7-Homeless, 8-Fancy Dancer… Toute la grâce de l’artiste est réunie dans cette courbe transformant notre humble musicien en Leonard De Vinci de la composition Pop…

www.jjcale.com

Docteur Blues

 

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