Yuichi Tatsumi

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Yuichi Tatsumi • Sound of Yuichi Tatsumi Volume 1 et 2
Chers lecteurs, si vous ne maitrisez pas la langue japonaise, ce n’est pas la peine d’aller à la pêche aux renseignements, il n’y a rien sur le net.

Yuichi Tatsumi chanteur guitariste, grand fan d’Elvis, nous délivre deux EP sur support numériques. Bon, on peut se demander pourquoi de pas avoir sorti un cd complet, ou à défaut deux EP vinyles. N’allons pas chercher midi à quatorze heures, c’est probablement le choix de l’artiste ou de sa maison de disques, Thousands Records. Mais c’est tout de même curieux, d’autant plus que les huit titres de ces deux volumes sont excellents.

Yuichi Ttatsumi vol. 2

Yuichi Ttatsumi vol. 2

Revenons à nos moutons, ou plutôt à Yuichi Tatsumi. Le guitariste chanteur propose donc huit titres en deux volumes. Les deux visuels semblent explicites : d’un coté la coiffure sous forme de banane, un micro vintage et un manche de Gretsch nous renvoient plus d’un demi siècle en arrière en pleine période Rockab et Hillbillyrock. Le premier volume dévoile l’artiste en trio avec un contrebassiste (Osamu Inoshita) et un batteur (Atsushi Misaki). Premier titre « Sittin In The Balcony », œuvre du songwriter John Loudermilk, un cousin des Frères Louvin, enregistrée sous le nom de Johnny Dee pour le label Colonial. Mais c’est Eddie Cochran qui fera monter le titre dans les charts en mars 57. Tatsumi en délivre une version moins abrupte, plus crooning, très agréable à l’écoute. Second jet, la ballade « Everyday » de Buddy Holly qui figurait en face B du hit « Peggy Sue ». Le trio nous délivre sa seule compo, « Rain » un instrumental bien élevé mais qui est loin de faire avancer le schmilblic. Le trio conclut le EP avec un bond dans le futur de …  quelques mois avec « In A Turkish Town », une ballade de Ritchie Vallens mise en boite sur le label Del-Fi, peut être l’un des meilleurs titres du rocker californien.

Si le premier volume enregistré en février et avril 2014 proposait un répertoire très ballade et très respectueux, le second jet enregistré en juillet prend une dose de vitamine. Le contrebassiste change avec l’arrivée de Charlie Taniguchi (apport de slap) et l’arrivée de Shigeru Hirano au sax. Ce second volume propose d’entrée un peu plus de peps avec « Hold Me Hug Me Rock Me » titre de Gene Vincent. Le rocker japonais lâche les chevaux, voix syncopée, slappin’ bass, hurlements et quelques passages de gratte, tout y est. Cette version parait même supérieure à celle des Shocking Blue, mais il est vrai que Mariska Veres ne faisait pas encore partie du groupe batave à l’époque. La ballade country « I’m Alone Because I Love You », écrite par Ira Schuster et Joe Young, a été mise à toutes les sauces, et bien souvent, les ingrédients avaient un arrière goût sirupeux ou trop mièvre (versions de Nat King Cole, Everly Brothers, Ray Price, Glen Glenn, Jimmie Dolan, et j’en passe). Notre chanteur délivre l’une des meilleures versions du standard, peut être supérieure à celle de Jim Reeves, l’apport du sax n’étant pas étranger. « Omokage », une ballade chantée dans la langue du Soleil Levant passe très bien. Yuichi termine en fanfare avec « Ooh ! My Soul », une reprise fulgurante d’un titre Specialty de Little Richard. Là tout y est : sax hurleur, hurlements, voix syncopée et slappin’ bass, passage dévastateur à la gratte. Si ces deux ouvrages privilégient la ballade, c’est dans un répertoire rock n roll que le japonais donne sa meilleure mesure. Disponible chez Rock Paradise rue Duranton Métro Boucicaut.

Le Kingbee

 

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