une National en kit III : montage et finitions…

les guitares

Après le gros oeuvre, nous voici avec le manche d’un côté et la caisse de l’autre… Nous sommes donc arrivés au stade du montage, fort délicat mais magique car l’instrument va bientôt balbutier ses 1res notes !
Montage
Il faut avant tout préparer le talon du manche pour qu’il s’ajuste correctement sur la caisse. Le travail du réglage est assez délicat. Le kit est équipé d’un « truss-rod » qui permettra de régler la courbure après coup…
• par notre chef d’atelier lutherie Vlebhttp://vleblues.free.fr/

Mais vous devez cependant bien surveiller l’angle vertical manche-caisse, et l’angle horizontal pour éviter que le manche ne parte de travers. Là, il faut procéder patiemment, au ciseau à bois, et enlever juste ce qu’il faut de bois pour arriver au bon résultat.

Lorsque l’angle est correct, on doit coller le dos de la caisse, avant monter le manche sur la caisse. Le moment tant attendu est arrivé : vous allez pouvoir vous énerver comme un dingue pour serrer les boulons tenant le manche à l’intérieur de la caisse en passant par le trou du « soundwell » ! Avec un peu de patience, on y arrive…

On peut alors mettre en place le cône dans le « soundwell » et effectuer les mesures pour tailler le « biscuit » (chevalet spécifique pour les cônes de type National). Comme toujours en lutherie, la règle d’or est d’y aller progressivement : on peut toujours enlever du bois, c’est beaucoup plus difficile d’en remettre !

On fixe le cordier à l’arrière de la caisse, ce qui va permettre de tendre les cordes pour la 1ère fois . On prépare ensuite les encoches pour les cordes au niveau du sillet en tête de manche, et au niveau du chevalet sur le biscuit.

C’est alors que la guitare produit ses premiers « plongs » et que l’on peut commencer à gratouiller! Il faut vérifier la justesse de l’ensemble, sachant que l’on peut corriger un peu en déplaçant légèrement le cône. Encore une fois, c’est plus facile qu’avec une guitare traditionnelle ! On enlève les cordes, on prépare les trous pour installer le « coverplate » (couvercle pour protéger le cône) et…on redémonte tout ! Et oui, maintenant, on s’attèle à la finition…

Finition de la caisse

Un dernier ponçage fin pour obtenir une peau de pêche, et on s’attaque à la finition. J’ai choisi de peindre la caisse en jaune (sur le modèle des triolians originales). J’ai utilisé une peinture acrylique en bombe, pour simplifier la pose et éviter les odeurs. Là, ce fut pour une fois un peu galère…

Ne disposant pas de local, j’ai fabriqué une chambre à peinture avec des cartons de déménagement. En mettant la caisse de guitare dans la chambre en carton, j’ai bombé quelques couches de blanc en apprêt, puis des couches de jaune. J’ai cru une fois avoir d’ailleurs repeint le carrelage de la cuisine en jaune…J’ai fini ça dans mon parking, surtout au moment de la canicule…

Quelques couches plus tard (sur la caisse et le « coverplate »), je me suis attaqué au délicat motif hawaïen au dos de la caisse. J’ai fait des pochoirs en carton, et là encore, bombage.

Les travaux de peinture achevés, reste la pose du vernis. J’ai opté pour un vernis acrylique en bombe. Ce ne fut pas une très bonne idée, car ce type de vernis n’est pas assez costaud et supporte mal les frottements. Mais bon, du coup, il se dégrade assez vite, ce qui donne un aspect « vintage » plutôt sympathique. Plusieurs couches sont nécessaires, et là, c’est du toxique ! Pénible, donc, le vernis en chambre…

Finition du manche

Pas de peinture pour le manche. La touche est vernie à l’acrylique en bombe, en plusieurs couches. Même remarque que pour la caisse : pas terrible l’acrylique en bombe comme vernis de lutherie ! Pour le manche par contre, j’ai choisi un vernis grand public qui s’est révélé indodore, facile à poser (au pinceau), tout en rendant pas trop mal, sans coller, ce qui est primordial pour le manche.

Montage final

Nous voilà donc avec le manche et la caisse finis. C’est reparti pour une séance de remontage (le dernier) et d’énervement sur les boulons. Mais cette fois, c’est la bonne. On installe les cordes pour de vrai…et c’est fini ! Le tout sonne ma foi de façon fort satisfaisante. Le cône fourni dans le kit n’étant cependant pas d’une grande qualité, il est fortement recommandé d’en changer pour un de chez National. La différence est très notable !

Quelques liens :

La prochaine fois, en guise de conclusion, je vous propose de tirer les « leçons » de cette expérience, et d’évoquer la pose d’un micro.

relire la 1re partie
La lutherie vous intrigue, vous intéresse ? Vous êtes guitariste amateur de vieux blues acoustiques et de slide, de National ou de Dobro ? J’ai testé pour vous (et pour moi !) la guitare résonateur en kit…

Relire la 2e partie
Après la petite introduction de la dernière fois, entrons dans le vif du sujet et dans les grands travaux…

 

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