The Summer Rebellion : force et beauté qu’ils disent !

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The Summer Rebellion : force et beauté qu’ils disent !
Sorti il y a quelques mois, nous avons failli oublier d’évoquer Strenght & Beauty et le cas très particulier et talentueux de ces deux olibrius qui composent le duo The Summer Rebellion. Déjà découverts grâce à un premier 4 titres sorti en 2013, nous étions dans l’attente de voir et surtout d’entendre ce que donnerait sur un album entier l’association de David Koczij, éructeur et percuteur, canadien d’origine et et son comparse Arthur Bacon, accordéoniste scratcheur strasbourgeois qui se sont rencontrés il y a quelques années à Bruxelles.

The Summer Rebellion à Beauvais dans le cadre de Blues autour du Zinc le 22/03/2014 - © Miss Béa

The Summer Rebellion à Beauvais dans le cadre de Blues autour du Zinc le 22/03/2014 – © Miss Béa

Et le fait de se retrouver à Bruxelles n’est pas anodin car dès que l’on écoute l’album, une chose est claire, il y a dans ces enfants d’Arno (période Charles et tout ce qu’on voudra) des références qui dépassent les 12 mesures. Aussi si vous êtes attachés au blues traditionnel, passez votre chemin, cette rubrique n’est pas pour vous. Par contre si en plus des références déjà citées.

La comparaison avec Tom Waits dans sa meilleure période Mule variations ou Alice-Blood Money ne vous effraie pas, vous êtes paré(e)s pour tenter l’expérience.

Car d’entrée ce qui vous scotche, c’est la voix caverneuse de David qui sur des percussions effrénées accompagnées par l’accordéon d’Arthur vous balance des petits textes personnels qui n’ont rien à envier à leurs prestigieux ainés. De « One Sextillionth Of a Second Thought » (je vous laisse traduire) à « From a Great Height » se terminant en réminiscences à Cab Calloway, de l’intro au violon rappelant Louise Attaque (Elodie Messmer sur quelques titres) sur « Never Stopped Sinning » à « Restless Soul » en passant par « Penultimate Revolt », leurs 11 titres passent et repassent largement la rampe de plusieurs écoutes, y compris leur version d’un « Saint James Infirmary » qui clôt l’album qu’ils réinterprétent façon cabaret électro plus prêt d’un Amsterdam déjanté que de l’original et ses succédanés néo orléanais.

Alors ne vous fiez pas trop à la photo de couverture (bien que derrière les apparences se cache le surréalisme de leur ballades post punk) il a dû falloir les menacer, les dresser, les dompter pour qu’ils posent aussi sagement pour cet album.
Regardez bien, vous n’en avez que deux et en public ils vous le font comme six tant ils y mettent d’intensité. Car je suis bien persuadé qu’une fois écoutée cette galette, vous allez vous précipiter sur Internet pour savoir où ces rebelles d’été passent pour ne pas les rater. En attendant regardez quelques unes de leur vidéos, cela vous donnera une petite idée de leur univers !

 

Serge Sabatié
photos Miss Béa

 

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1 Commentaire
  1. paco 3 années Il y a

    Sublimement déjanté et les clips de leurs chansons sont magnifiques et bourrés d’idées…quand à sur scène, ça doit être quelque chose. A quoi ils carburent ces deux dingues? Ils me font aussi un peu penser aux YOUNGS GODS mais en moins indus…des belges eux aussi. Entre DEUS, ARNO, ANNIE CORDY et quelques autres..ça déménage et pas qu’une fois…la bas! Paco.

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