The Skiffle Sessions

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Live in Belfast – Van Morrison, Lonnie Donegan, Chris Barber Exile/Virgin/7243 8 48307 2 4
Le Skiffle est une salade anglaise composée de Dixieland, de Bluegrass, de Blues, d’airs westerns. Le principal représentant du Skiffle est Lonnie Donegan, véritable star du genre en Angleterre. Il retrouve ici, quarante ans plus tard, au côté de Van Morrison, son vieux complice, le Jazzman Chris Barber.

La mode du Skiffle est révolue depuis la fin des années cinquante et pourtant la fraîcheur de cet enregistrement live nous laisse supposer que cette vague de musique populaire puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, pourrait bien revenir au goût du jour, tant notre besoin d’authenticité n’a jamais été aussi exacerbé. Ainsi, comme la bataille que l’on peut mener contre les OGM’s, tous les instruments présents sont 100 % acoustiques : le trombone, le Washboard, l’harmo et ils groovent aussi bien que dans un dernier Tom « Sex Bomb » Jones… On peut y retrouver également un contre point parfait au travail effectué par Ry Cooder au côté de musiciens cubains.

Une des bonnes surprises de cet album est la participation de Doc John sur deux titres : Going Home, Goog Morning Blues, où l’on atteind une bouillonnante communion entre tous les musiciens présents, autour de ceux déjà cités, applaudissez : Paul Henry, Big Jim Sullivan, Nick Payne, Nicky Scott, Alan « Sticky » Wicket…

Le répertoire passe aussi facilement d' »Alabamy Bound » à « Frankie and Johnny » de « Goodnight Irene » à « The Ballad of Jesse James » sans oublier « Outskirts of Town » pièce maîtresse de l’album. Ces titres empruntés au répertoire traditionnel, nous rappellent qu’à une certaine époque, le cloisonnement n’était qu’une vague idée dans la tête de producteurs ou de journalistes élitistes et que le jazz ou le blues ne sont pas morts à se frotter d’un peu trop près au répertoire Hillbilly… (Et réciproquement je pense à Charley Pride unique chanteur de Country « black » qui sortit un disque pour RCA en 1980 titré : « There’s a little bit of Hank Williams in me » …)

Je ne dirai pas que ce disque est un chef d’oeuvre, mais simplement que c’est un petit bijou comme il en sort un tous les deux ou trois ans, comme l’Unplugged de Clapton il y a quelque temps ou l’expérience du groupe Little Village de John Hiatt. Et si il faut des héritiers au Skiffle, Big Brazos modestement, accepte cette succession.

Docteur Blues

 

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