The Clarksdale Sessions of Cassandra Wilson

Les Disques

Cassandra Wilson – Belly of the sun – Blue Note – EMI – 2002
Cassandra Wilson n’est pas la dernière reine du Rn’B estampillée MTV soup, bien au contraire, cette ancienne égérie du Rapp n’ Jazz New Yorkais vient de tenter une nouvelle expérience.
Cassandra est retournée dans le Mississippi, chez elle, pour y enregistrer un album personnel entre soleil et eau dans le sanctuaire du blues : Clarksdale.
Cassandra n’est pas une débutante, depuis 93, elle a déjà mis sous presse quatre albums Jazz. Elle a été reconnue récemment meilleure chanteuse des Etats-Unis par Time Magazine. En rupture, elle a décidé de replonger au cœur du Delta pour redécouvrir sa part de Blues.
Elle a su s’entourer de musiciens emplis de feeling et de finesse musicale. Ensemble, ils ont retranscrit le climat de leur studio improvisé dans la gare de Clarksdale et leur musique transpire le trop plein de chaleur de ce plein mois d’août.

Le guitariste et directeur musical Marvin Sewell et le guitariste Kevin Breit tirent vers le haut toutes les chansons de cet opus. Les percussionnistes Jeff Haynes et Cyro Baptista le bassiste Mark Peterson cimentent l’univers musical de Casandra. Tout le band joue pour sa Diva et il met en valeur la voix suave et grave de la miss. Notre jazzwoman chante sans forcer son talent ce qui est très reposant comparé à toute la production actuelle. Des invités ont également répondu présents ; comme son amie et chanteuse Rhonda Richmond pour des duos intimistes, et le vieux pianiste Boogaloo Ames qui l’accompagne sur le très convaincant « Darkness of the delta ». Côté Blues traditionnel les puristes ne seront pas déçus avec deux titres du répertoire « You Gotta move » et le réjouissant Hot Tamales qui conclue l’album…(c’est deux blues ont été enregistrés dans un wagon)

Côté reprise, on retrouve également : « Only a dream in Rio » de James Taylor ou « Shelter from the storm » de Bob Dylan… Dans l’interprétation on se rappelle les accents de Joni Mitchell, la fragilité de Rickie Lee Jones, et la synthèse musicale d’un Sting inspiré par Bourbon Street..
Pour moi, cette découverte m’accompagnera tout l’été à l’heure de la sieste quand la chaleur se fait trop intense pour faire quoi que ce soit, mis à part l’écoute d’un bon disque comme je les aime, c’est à dire, sans frontières…

Docteur Blues

 

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