The Bird Doggin’ Daddies – Rhythm Bomb Records

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The Bird Doggin’ Daddies – Rhythm Bomb Records
Première galette pour ce groupe franco-allemand (3/4 de germanique pour un zest hexagonal, seul le contrebassiste est originaire de Strasbourg, ses trois acolytes venant de la région de Baden) et premier grand coup de canon ! A l’instar de la formation parisienne Ghost Highway, on ne trouve qu’une seule composition parmi les 16 titres du cd, mais les Bird Doggin’ Daddies nous proposent une avalanche de brûlots qui s’avèrent tous imparables. Parmi toutes ces reprises, il n’y a strictement aucun déchet, le répertoire conjugue inusités bienvenus et standards implacables de seconds couteaux.

Cette cascade de petits joyaux prend sa source avec « Hep Cat », titre de Larry Terry gravé à l’origine sur Testa. Petit méandre vers le blues avec « Hoochie Coochie Bop », une variante du hit de Muddy Waters. La troisième boucle de ce flot débouche sur l’unique composition « Hot Rod Baby », un hillbillyrock aux connotations country. Le déluge poursuit sa route avec « How About Me » puis « Uranium Rock », titre composé par Al Hopson pour Warren Smith, enchaîne avec « Slipping Out And Sneaking In », une perle de Wes Williams immortalisée par Joe Clay. Histoire de repartir de plus belle, le groupe booste « Shake’Em Up Rock » un tonk ravageur, mis en boîte par T « Texas » Tyler pour le label 4 Star. Une petite courbe pleine d’effervescence avec « Sixteen Chicks » une merveille du texan Link Davis, pérennisée aussi par Joe Clay, puis changement de cap vers la Louisiane avec « « I’m A Lover Not A Fighter » œuvre de JD Miller écrite pour Lazy Lester et qui deviendra plus tard un tube des Kinks. Charlie Feather ne pouvait pas échapper au tumulte de ce torrent ; « One Hand Loose », une pièce enregistrée pour le label King, nous plonge la tête sous l’eau. Au fond de cette cascade, vous risquez de trouver un petit éclat bien scintillant avec « Do Me No Wrong », un rockab très fifties de Pat Cupp gravé en 56 pour RPM. Les Bird Doggin’ proposent un petit virage vers le rockin’blues avec « Bip Bop Boom » composé par le rocker de Chicago Mickey Hawks, encore un inusité bien dépoussiéré. Notre cascade se déverse sur un bouillon, « Bertha Lou », un consommé mitonné par John Marascalco pour Dorsey Burnette, une excellente mise en bouche et débouche, histoire de reposer les accus sur « Number Nine Train », titre de Tarheel Slim repris par Dale Hawkins livré ici avec des parfums country.
Comme de coutume, notre cataracte s’offre un dernier tumulte avec « Love Me » morceau phare du Phantom (alias Jerry Lott) avant d’achever sa chute avec une seconde version de « Hoochie Coochie Bop ». Porté par une talentueuse section rythmique (Bertrand à la contrebasse et Chris aux drums), ce quatuor peut aussi compter sur deux guitaristes aussi élégants que dynamiques (Dominik et Matze), un chant irréprochable et un répertoire éloquent. Leurs concerts sont souvent ébouriffants, à l’image de cette première mouture.
Un remarquable disque de rockab (un peu court … on en redemanderait). Un coup de canon qui fait mouche dès son premier tir.

www.birddoggindaddies.com/

Le Kingbee

 

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