The Beginning

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Tony Joe White – The Beginning – 2001 – EDEL 013446-2ERE
Alors qu’on prévoit déjà un nouveau disque de Tony Joe White accompagné d’une tournée en Europe pour cet été 2002, c’est l’occasion de faire le point sur le parcours du rocker du bayou.
Ce qui étonne le plus quand on parle de Tony Joe White c’est qu’on ne peut le comparer à personne d’autre. Il est unique ! Ses fans disent de lui qu’il a inventé le swamp rock : son style – même si John Fogerthy passera par le marais dans les années soixante-dix.

Son premier album « Black and White » tomba comme un obus en Europe grâce à son tube « Soul Francisco » bombardé alors sur les ondes de RMC, et du même coup interviewé en direct de Houston par Pierre Lattès du Pop Club de France Inter, une autre époque et les mythes ont la vie durs… Tony déclare lui-même qu’avec la France c’est une histoire d’amour.

On passera sur ses talents de songwriter connus de tous (Elvis, Ray Charles, Tina Turner et Joe Dassin ou Hallyday et peut-être bientôt Clapton…) On oubliera aussi ses trous noirs comme l’album « Dangerous » sauvé in extremis par le réjouissant « Do you have a Gatter Belt ». On préférera son come back en 91 avec « Closer to the Truth » . Avec cet album, Tony se rembourse enfin de son influence sur Mark Knopfler ou Chris Rea (ces deux là cartonnent à l’époque). Le label original « down-swamp-lazzy » c’est Tony Joe et « You’re gonna look good in blues » est diffusé sur les ondes (de Fip).

Un soir pluvieux d’un 21 juin, je le vois pour la première fois place de la République en première partie de Joe Cocker. Il signera pour lui « Let the Healing Begin ».

Tony enchaîne avec « Lake placid Blues » en 1995 sur lequel il reprend « The guitar don’t lie » cosigné avec Joe Dassin…

En 1998, comme un troisième volet, c’est « One Hot July ». On devine une tendance, des titres beaucoup plus personnels ponctuent un album en demi teinte. Le « vieux » solitaire se dépouille enfin devant son auditeur. Je le croise encore un soir au New Morning lors du concert de Michèle White, sa fille. Je lui serre la main ce qui me donne l’occasion de lui dire tout le bien que je pense de sa musique.

Alors en 2001, il aura fallu du temps pour qu’il s’enferme seul, dans son home studio en guettant l’inspiration. Ses guitares, ses harmonicas, sa voix bourrue et caverneuse et une solide semelle de botte en alligator marque la mesure de onze titres bruts. Voilà le tableau de « The Beginning » le bien nommé et dernier album. Un album rebel et vrai ! Oui Tony Joe White n’a jamais été aussi proche du Blues et des vrais rebels (ils sont rares aujourd’hui) Des artistes qui seuls en scène se mettent à nus devant leur public : Johnny Cash, Dylan, Niel Young, le Springsteen de « Nebraska » ou JJ Cale et enfin l’influence première de Tony : Lighning Hopkins. Finalement on trouve toujours des comparaisons au talent ou alors c’est peut être Tony lui-même qui s’est hissé au niveau des plus grands du « folk ».

Notre homme ne quitte plus ses lunettes noires… pudique ? on l’attendait… écoutez « The Beginning » une rencontre intime avec un vrai musicien d’aujourd’hui.

le Doc

 

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