Ten Years After, Now… Les autres triment et Alvin reste au Lee…

Les concerts

Bon d’accord, j’entends d’ici les esprits chagrins (dont je faisais peut-être un peu partie ) comme ceux qui, lors du passage au New Morning de TYA , croyant au retour Alvin Lee avaient revendu leur place à l’entrée, estimant que TYA sans Alvin Lee c’est comme une dinde sans marrons (moi, j’aime pas les marrons…) ou des pâtes sans gruyère et sans parmesan (oui les deux !!!).
Par the Tougs au Festival Blues sur Seine 2006

A l’écoute de leur dernier album « Now « et du live qui s’en suivit, j’avais bien du mal à ne pas me jeter, le regard lubrique et la bave aux lèvres sur le «Recorded live », ou sur le « Undead » de la grande époque, il manquait quelque chose, n’est pas Alvin Lee qui veut.. !!!
Plus de dinde , plus de gruyère plus de parmesan…régime… alors autant y aller… TYA reste une référence Woodstockienne et en plus, c’est pas cher…

La scène se situait dans les usines Peugeot de Poissy, belle salle avec de hauts fauteuils douillets qui pouvaient laisser espérer une sieste au cas où le concert ne serait pas à la hauteur, endroit pas vraiment rock’n’roll et encore moins blues, bref, nous sommes loin de l’entrepôt d’Emmaüs de ma précédente visite lors du concert de Mercy l’année dernière, et c’est tant mieux.

La salle est comble, même si l’on a l’impression que finalement peu de spectateurs connaissent réellement ceux qu’ils vont entendre…

La composition de TYA est à l’identique de celle qui a terminé sa carrière en 74 sans bien sûr Alvin LEE , qui essaya pour sa part de remettre seul le couvert en 78 en créant Ten years …later. Leo Lyons (bass), Ric Lee (drums) et Chick Churchill (claviers) retrouveront Alvin en 88 et 90 entre autres, pour à nouveau reformer le groupe un temps très bref.

Le guitariste nouveau Joe Gooth est un enfant… 27 ans !!

Il pourrait être le fils de tous les autres membres du quatuor âgés de 57 à 63 ans, mais il est surtout le fils de son père, il va sans dire.
Au moins, le gamin n’a pas tenté de reprendre physiquement quoi que ce soit de son idole, cheveux courts et retenue voire même timidité dans ses postures .En plus de reprises comme « Love like man », « I’d love to change the world », « hear me calling », le concert commence essentiellement avec quelques titres de leur album « (when) all falls down, Reasons why » « , time to kill »… qui mettent une certaine ambiance sans être le délire.

C’est Ric Lee qui animera sérieusement les débats avec « the hobbit » long morceaux essentiellement composé d’un solo de batterie qui enflammera le public chaleureux,… mais toujours assis.
Ensuite c’est la grosse artillerie, tout ce qui a fait la légende de TYA est récité non sans talent par l’excellent Joe Gooth… « Good morning little school girls », « I can’ t keep from crying sometimes » d’Al Kooper, ne pouvant sortir les pétards, interdit de fumer, on sort les carambars ! « I’m going home » (tout cela dans le désordre pour 5 frs ), le public est debout …
Pour finir « Choo choo mama » en rappel

Un énorme plaisir pour tous, Leo Lyons a trituré ses cordes toute la soirée avec un sourire hilare, lui et ses potes se sont bien amusés, et c’est encore très costaud .
Bien sûr qu’avant c’était mieux, mais c’était avant ; les délires ne sont plus les mêmes, la folie qu’engendrait « goin’home » ou autres à Woodstock n’est plus comparable à maintenant …et après, pourquoi bouder son plaisir ? tout ce qui est pris n’est plus à prendre, le public a passé une bonne soirée, Joe Gooth est un grand guitariste et « Ten Years After » est et sera toujours un grand groupe, même si le temps passe…

Ah mon pau’v monsieur, c’est la vie…
une camomille… j’me taperai bien une camomille !!!
by the Tougs (texte et photos)

 

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