Rest in peace Tony Joe White

Chronique de Bars et Café philo

D’habitude je ne fais pas dans la nécro, mais je vais faire une exception. Tony Joe est parti. Il était déjà parti plusieurs fois mais il était toujours revenu avec de nouvelles histoires à nous raconter. Alors, cette nuit quand j’apprends sa disparition, j’ai besoin de lui dire salut

Les premières images, les premiers souvenirs qui arrivent c’est d’abord la claque que je me mange en écoutant son Live! parut sur le label DixieFrog.
C’est aussi un soir pluvieux de fête de la Musique, Place de la République, à Paris, je le revois avec sa Strat bleu Cadillac en bandoulière, c’était l’époque de Closer To The Thrue, un de ses fameux come-back justement.
Un peu plus loin, toujours à Paris, il est accoudé au bar du New Morning, c’était sa fille Michèle qui était sur scène ce soir là, alors j’avais pu enfin lui serrer la pogne en lui baragouinant quelques mots d’anglais… Je me souviens du sourire en coin d’un des derniers dépositaires du Mojo… émotion !

Un peu plus profond dans ma mémoire, me revient qu’il m’avait obligé, en pleine convention du disque à Paris, à la salle Wagram s’il vous plait, à sortir d’un bac et… à acheter « Blue Country » de Joe Dassin, et bein quand on est fan !… de Tony Joe, j’veux dire… Où le jour, un peu plus glorieux, quand je tombe chez Great Escape à Nashville sur « Tony Joe White » édition originale de 1971, état mint ! ô victoire !
Puis, il y a les pépites de la playlist de notre vie : Soul Franscico, My Kind Of Woman, Home made Ice Cream, Down by the Border, Rainy Night in Georgia, You’re Gonna Look Good In Blues, Cool Town Woman, Paris Mood Tonight, Clovis Green…

Le jour se lève et je sais que cette fois, Tony Joe ne reviendra pas. A ce moment précis, je choisis de sortir de la discothèque « One Hot July » parce que quand on écoute un disque du bonhomme, il fait toujours chaud, de cette chaleur humide qui vous enveloppe et vous plonge en quelques riffs dans le grand Sud. Là où justement, le mieux que vous ayez à faire est d’empoigner une guitare, de gratter quelques accords en marmonnant de cette voix d’alligator la chanson qui raconte l’histoire d’une fille qui s’appelait Annie… C’est une certaine idée de la musique qui s’éteint, une vision poétique – où tant d’autres parlent de « projets » aujourd’hui – Une vision qu’il partageait avec d’autres comme : JJ Cale, Tom Petty, nos autres pères, ou frères de substitution. Ce matin, je me sens encore un peu plus orphelin …
So Long Bud

 

One Hot July

The river was a special place
A swimming hole ’round every bend
Summers use to last forever… back then

Running barefoot through the pasture
Sunday evening baseball games
The old men talked about the weather

It never changed… it stayed the same
We need rain… the crops are dry
Gonna be… one hot July

Autumn was the place to be
And through the years it still remains
Always a part of me… September rain

Gonna be one hot July
And it seems like August never ends
No one could see it coming

Nothing can change it now
Shoulders bending in the cold wind
And hearts lay frozen on the ground

April came without a sound
Someone said it must be spring
But I only see the flowers growing… in dreams

All the songs are locked inside
There’s nobody here to sing
And I no longer feel that I am a part of anything

Time just goes on by… gonna be one hot July

 

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