Mike Sanchez « Just Can’t Afford It »

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Mike Sanchez « Just Can’t Afford It »
Ce CD de 14 plages a été publié en 1999. On y trouve 8 reprises pour 6 originaux, dont les titres « Three Months, Three Weeks, Three Days » et « Ramblin’ Boogie » qui faisaient partie du répertoire de Big Town Playboys. Parmi les compositions, on pourra apprécier le titre d’ouverture « Just Can’t Afford It » qui donne son nom à l’album et qui nous met d’emblée dans le bain.

Sanchez n’oublie pas ses origines en intégrant une composition « Vamos a Bailar », morceau qui est une véritable invitation à danser dans laquelle le musicien se présente sous son véritable nom. Il utilise en milieu d’album « Sombras » un titre du folklore Yucatan dû à la plume de Carlos Brito. Ce boléro est devenu en une décennie l’un des titres les plus joués en Amérique du Sud, cela met un peu de douceur dans un disque aux rythmes effrénés.

Au rayon des reprises, signalons « Goodnight My Love » un vieux hit de George Mottola et John Marascalco écrit en 1956 pour Jesse Belvin. Pour la petite histoire, Gaynal Hodge a toujours clamé que ce titre était son œuvre, affirmant l’avoir coécrit avec Belvin. La petite surprise de cette plage est que Sanchez y intègre quelques touches Reggae. Ce titre jadis utilisé par Charles Brown, Screamin’ Jay Hawkins, Gladys Knight et Paul Anka est une agréable surprise. Toujours au rayon des reprises, Sanchez utile « Cuttin’In » standard de Junior Guitar Watson pour un beau Blues lent. « Adam, Come and Get Your Rib » titre jadis repris par Wynonie Harris, apporte une touche fiveties avec un bon apport de la section cuivre. Arrive ensuite un petit hommage à Chuck Berry avec « Brown Eyed Handsome Man » qui sonne très Rock & Roll. Ce standard (on se souvient des versions de Buddy Holly, Waylon Jennings, et de mesdames Bass et Simone) nous permet de constater que Sanchez est aussi à l’aise au chant qu’au piano. Mais Mike est également un personnage érudit, se servant à merveille de titres inusités : « Coalminer » de Sax Kari, repris en son temps par Nappy Brown, est aussi le prétexte d’apprécier Al Nicholls à la flûte et Paul Clarke au saxophone. « Wakin’Up Baby » un autre inusité de Roy Milton et « Wow, I Feel So Good » de Willie Mabon (re-publié en 97 pour le cinquantenaire du label Chess) sonnent magnifiquement bien. Mention également à deux autres compositions, véritables Boogies déchaînés avec « Ramblin’ Boogie » et « Red Light Shack ». Un CD bien produit qui devrait remporter une forte adhésion auprès des amateurs de Blues années 50 et de Rockabilly. Pour conclure, je précise que les concerts de Mike Sanchez sont généralement excellents, celui-ci considérant son public comme son « douzième homme ».

Portrait:
De son véritable nom Jesus Miguel Sanchez, Mike est né à Londres en 1964, de parents espagnols comme son nom peut le laisser supposer. Il suit ensuite sa famille qui s’installe dans le Worcestershire (connu pour sa sauce) au centre ouest de l’Angleterre. Il aborde le piano à l’age de 11 ans. Après un parcours à l’université, il se met à la guitare ; très épris de musique américaine orientée sur les années 50, il participe à l’aventure d’un petit trio Rockabilly The Rockets. Il rencontre Andy Silvester (ex Chicken Shak et Savoy Brown) par l’intermédiaire de Robert Plant. De cette rencontre naît la création des Big Town Playboys en 1984. Gary Brooker lui permet de se faire connaître un peu plus en le présentant à Clapton. Mike Fleetwood lui met le pied à l’étrier en l’impliquant dans divers projets et concerts. Big Town Playboys serviront durant quelques temps de première partie à Clapton et se produiront dans les principaux festivals européens. Mais cette formation a également servi d’orchestre à des bluesmen réputés : Joe Guitar Hugues, Lowell Fulson, Carey Bell, Little Willie Littlefield entre autres. Cependant c’est l’ancien Stones Bill Wyman qui le lance véritablement, en l’embauchant au sein de sa formation Bill Wyman’s Rhythm King, ensemble porté sur le Boogie, le Blues, le Rock et le Jazz. Sanchez va participer à d’abondantes sessions ; il enregistre en compagnie de Peter Frampton, Clapton, Mark Knopfler, Chris Rea, Georgie Fame, Albert Lee et Gary Brooker parmi les plus connus. La discographie des Big Town Playboys comptabilise cinq albums (de 1985 à 98). Mike aura également collaboré à trois albums de Wyman. En 2001, Mike participe à l’aventure suédoise de Knock-Out Greg & Blue Weather. Il enregistre son premier CD, sous son propre nom en 97 avec « Just Gone », album dans lequel il ne livre que des compositions en solo. Deux ans plus tard, il autoproduit « Just Can’t Afford It », suivi de « Blues Boys » en 2001. En 2003 c’est encore avec la formation de Greg « Knock-Out » Andersson qu’on peut l’entendre avec le CD « Women & Cadillacs » tout un programme comme peut le laisser penser le titre.

Le Kingbee

 

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