Memphis, aux racines du Rock et de la Soul

Blues à lire

Memphis Aux racines du Rock et de la Soul – Florent Mazzoleni Castormusic
Auteur de plusieurs ouvrages de référence (« L’Odyssée du Rock », « James Brown »), notre confrère Florent Mazzoleni nous délivre un superbe aperçu sur Memphis. Ville sudiste dans tous les sens du terme, Memphis a été l’un des épicentres d’une musique populaire oscillant entre Blues, Soul et Rock and Roll.

L’auteur nous délivre tout d’abord un historique de la ville, un peu comme si on feuilletait un album souvenirs. C’est par le biais de certaines tranches de vie que Mazzoleni nous dévoile certaines caractéristiques de la ville, des moins glorieuses aux plus heureuses. WC Handy considéré comme le père du Blues, Beale Street artère névralgique et Edward Hull Crump, maire de la ville et accessoirement sympathisant ségrégationniste sont les pierres angulaires d’un premier chapitre. Puis arrivent l’histoire avec moult anecdotes des maisons de disques de la ville : Sun de Sam Phillips qui va certes dévoiler Presley, Perkins, Jerry Lee Lewis, Cash, mais enterrer toute une myriade de musiciens. Puis viendront les années d’or de la Southern Soul avec Goldwax, Hi, Stax, Backbeat. La vague Rockabilly qui avait tout emporté sur son passage va laisser sa couronne à la Soul.

L’auteur y évoque avec justesse Joe Cuoghi, Quinton Claunch, Ray Harris. Puis c’est au tour du label Stax de Jim Stewart et de sa sœur Estelle Axton de jouer le premier rôle. A noter l’expression de Booker T. Jones qui dit : « Si le Dr King n’avait pas été assassiné à Memphis, Stax existerai encore aujourd’hui. Après cela Stax et Memphis ne furent plus jamais les mêmes ». Chips Moman, Fame, Muscle Shoals, Dan Penn font eux aussi l’objet de quelques bonnes lignes.

Il s’agit donc ici d’un excellent livre, très abordable au niveau de la lecture et de sa construction mais aussi de son prix. Florent nous propose également une discographie sélective, ainsi qu’une filmographie et bibliographie des plus intéressantes pour 189 pages qui de dévorent d’un trait.
Juste une petite remarque, une erreur d’imprimerie ou de publication s’est glissée page 122-123, ce qui rend le paragraphe fortement hallucinant. En clair le typographe a probablement confondu le producteur Jerry Wexler (complice d’Ahmet Ertegun) avec la regrettée Dusty Springfield, transformant ainsi le producteur new-yorkais en blonde pétulante. Malgré cette petite bourde d’imprimerie, nous somme en présence d’un livre qui apportera de nombreux éclaircissements sur le Memphis Sound et qui peut aussi bien s’adresser aux profanes qu’aux érudits de la Soul.

Le Kingbee

 

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