Marco Fiume blues passion 2009 – mémorial festival

Les concerts

Marco Fiume blues passion 2009 – mémorial festival du 16 au 19 juillet 2009
Me voici de retour d’Italie après avoir assister à la 7e édition du festival Marco Fiume blues passion 2009, un festival mémorial qui rend hommage au regretté guitariste italien Marco Fiume. Ce festival est né et continue de vivre grâce à la volonté de Maria Giulia Sorrentino, mère de Marco Fiume, responsable de l’organisation et de la programmation depuis la première édition en collaboration avec l’association musicale Marco Fiume. Elle fait un travail colossal et je lui tire un grand coup de chapeau. (Galerie photos)

J’ai eu la chance d’avoir pu assister aux 6 éditions précédentes et cette année encore, j’ai eu le privilège de pouvoir vivre ce festival de l’intérieur, étant en permanence au contact des musiciens, dans une ambiance conviviale, sympathique et décontractée. Oui, car ce festival ne ressemble pas autres, aller à Rossano (Calabre) au sud de l’Italie reste une aventure (une journée de voyage de Paris, entre avion et bus), tous les musiciens sont regroupés pendant 3 jours dans un cadre estival, en bordure de plage et sous un soleil de plomb. Les concerts ne débutant qu’à 22h, cela laisse les journées pour bien profiter de la plage, de la piscine de l’hôtel, de déguster l’excellente cuisine locale et de faire connaissance des musiciens. C’est parfois dur la vie d’un festivalier !

Et j’ajoute que le site du festival est exceptionnel, la scène étant adossée à la tour San Angelo, (un monument du 16e siècle qui abritait cette année une exposition photos sur le thème du festival où on pouvait admirer de superbes clichés des éditions précédentes) à proximité immédiate de la plage. Car il faut préciser que Rossano est une ville aux deux visages avec d’un côté, une vieille ville chargée d’histoire située au sommet de la montagne avec ses ruelles étroites, ses vieilles demeures, ses églises byzantines bref, l’Italie des cartes postales et de l’autre, une station balnéaire animée au bord de la mer Ionienne.

Venons en maintenant à la programmation, et cette année encore, le festival nous a réservé de belles surprises. Tout d’abord, le festival comportait cette année une quatrième soirée (placée avant les trois autres, le 16 juillet) avec pour la première fois depuis la création du festival, une scène située en dehors de la ville de Rossano, à Paola, une ville également située en Calabre mais côté méditerranée. C’est Sax Gordon accompagné du groupe italien Blue Gladjo qui était programmé. Je n’ai pas pu assisté à ce concert mais je n’ai pas tout perdu, la même formation était en vedette le lendemain à Rossano et j’y étais. Alors, ce concert à Paola est il une première étape en vue d’un déplacement du festival de Rossano vers Paola dans les années futures ? Pourquoi pas ? l’avenir nous le dira…
Et puis Rossano est toujours l’occasion de découvrir d’excellents groupes que l’on n’a pas l’occasion de voir en France, comme par exemple cette année Igor Prado et Ronnie Baker Brooks.

vendredi 17 juillet
Anthony Stelmaszack
Anthony Stelmaszack avait la rude tâche d’ouvrir le festival ce qui n’était pas forcément l’idéal car il a dû faire face à quelques petits problèmes de balance qui se sont résolus par la suite, c’est vrai qu’on n’entendait pas bien ni sa voix, ni le piano. En plus, pour ajouter un peu de difficulté, les compagnies aériennes qui ne reculent devant rien pour faire plus de profits deviennent de plus en plus pénibles avec les musiciens et leurs instruments si bien qu’Anthony a dû laisser sa guitare à Bordeaux et il a finalement joué sur la guitare de Marco Fiume. Et, en ce vendredi, elle n’était pas forcément facile à dompter et avait un son un peu « crunchy ». Pour ce concert, Anthony Stelmaszack était accompagné d’un groupe inédit et international qui avait certes fière allure sur le papier mais dont les musiciens se sont plus ou moins découverts sur scène. Bref, cela avait plus des allures de jam session avec un répertoire de standards et son lot d’improvisations, les trois solistes (Anthony Stelmaszack, Marco Pandolfi, Martin Gagnon) enchaînant les chorus chacun leur tour. Le répertoire fut assez roots dans l’ensemble et orienté Chicago blues des années 50, à l’image du CD d’Anthony Stelmaszack « Night of the living dead bluesmen ». J’ai particulièrement aimé les interventions de Marco Pandolfi, très à l’aise dans ce registre. Anthony a fait remarquer qu’il portait une casquette de Chicago (souvenir de son concert au Chicago blues festival 2006 avec Julien Brunetaud) tout en encourageant le public à traverser l’Atlantique pour se rendre dans la Windy City, la capitale mondiale du blues !
En fin de concert, le groupe fut rejoint sur scène par l’organiste local Pietro Savoia, déjà vu en 2008 avec les groupes de Shanna Waterstown et de K-Led Bâ’ Sam.

Marco-Pandolfi-02 Jamie-Wood-Anthony-Stelmaszack-01 Martin-Gagnon-12 Anthony-Stelmaszack-Cyrille-Catois-01 Eric-Thievon-04
http://www.myspace.com/anthonystelmaszack
http://www.myspace.com/marcopandolfi
http://www.myspace.com/ericthievon

Anthony Stelmaszack : guitare et chant
Marco Pandolfi : harmonica
Martin Gagnon : piano
Cyrille Catois : basse
Eric Thievon : batterie
invité : Pietro Savoia : orgue

Big Dez
Comme par miracle, les petites imperfections techniques du concert précédent ont disparues, la balance était ok et le son en façade était excellent. Big Dez a joué un répertoire incluant quelques uns des morceaux emblématiques de ses deux derniers cd (« Night after night », « You can smile ») et quelques reprises. Et il m’a surpris en reprenant notamment le titre de Johnny Taylor « Wall to wall » interprété à la manière de Vance Kelly (album « call me »). Il y a eu aussi une reprise de « green onions » sans Big Dez qui mettait en avant Rodolphe Dumont et Bala Pradal, très à leur avantage durant ce concert. On sentait qu’on avait affaire à un véritable groupe bien rodé, ça tournait comme une montre Suisse, les mises en place étaient au quart de poil. Je me demandais si Sax Gordon qui a souvent joué avec Big Dez en France (notamment à Cognac 2008) allait venir en invité en fin de concert pour un morceau ou deux. Finalement, ce ne fut pas le cas. Dommage, mais c’est vrai que Sax Gordon jouait juste derrière avec son groupe…

Big-Dez-08 Cyrille-Catois-Rodolphe-Dumont-01 Bala-Pradal-02

http://www.myspace.com/bigdezbluesband

Big Dez : guitare et chant
Rodolphe Dumont : guitare
Bala Pradal : piano / orgue
Cyrille Catois : basse
Stéphane Minana : batterie

Sax Gordon & Blue Gladjo
Sax Gordon Beadle qui avait donc déjà joué la veille à Paola, était la vedette de cette première soirée à Rossano. Il était accompagné pour l’occasion d’un groupe italien Blue Gladjo avec notamment Leo Boni (guitare et chant) qui s’est bien mis en évidence. Armé de sa gibson flying V, il a proposé un jeu de guitare spectaculaire presque rageur, alliant énergie et détermination, il se donnait au maximum un peu comme si sa vie en dépendait. Je l’ai trouvé également intéressant au chant, sa voix éraillée et voilée avec un énorme grain convient parfaitement au blues. Les musiciens de Blue Gladjo ont le mérite de bien se mettre au service de Sax Gordon et de son saxophone.
Sax Gordon, j’avais eu l’occasion de le voir souvent en accompagnateur mais jamais en leader. C’était donc presque une découverte et j’ai pu vraiment apprécié son jeu qui me rappelle Big Jay Mac Neely (vu récemment à Paris) et King Curtis. Ca sonne formidablement bien et ça me donne presque envie de me mettre au saxo ! En plus, le personnage est toujours incroyablement souriant et décontracté ! Il a fait une excellente prestation sans temps faible ponctuée d’une longue descente dans le public complètement sous le charme. Big Dez allait il être invité ? Finalement non, mais c’est anecdotique car nous avons assisté à un super concert.

Sax-Gordon-01 Leo-Boni-05 

http://www.myspace.com/saxgordon
http://www.myspace.com/leoboni

Sax Gordon : saxophone et chant
Leo Boni : guitare et chant
Anacleto Orlandi : basse
Matteo Sodini : batterie

samedi 18 juillet

The Big Easy
Le premier groupe à monter sur scène à l’entame de cette deuxième journée de festival est « the Big Easy », une formation anglaise. Ils sont tous vêtus de noir et proposent une musique swing & blues, privilégiant les rythmes rapides, un peu dans l’esprit de ce que faisait le Little Big Band (dont le guitariste n’était autre que Yann Cole) il y a quelques années en France. Bref, c’est un groupe qui illustre parfaitement la devise du festival « the bluesy side of jazz, the jazzy side of blues ». Le groupe est dominé par une section de cuivre à trois éléments et par un chanteur Dave Lines alias « the preacher » surprenant, qui fait le show avec quelques effets visuels inédits. En milieu de concert, il s’est pris pour un fakir qui avalait son micro, l’effet était très réussi d’autant plus que j’étais dans l’angle idéal. L’ensemble était très fun avec un humour que je qualifierais de « british » (bien sûr). Ils étaient visiblement ravis d’être là !
Ils ont joué un répertoire de classiques de swing et de blues avec comme particularité de ne pas avoir de guitariste. Dave Lines avait bien amené une guitare, mais ayant cassé une corde immédiatement (au premier riff, record du monde imbattable), il a abandonné.
Aussi, petit problème de balance, j’aurais apprécié un peu plus de volume notamment sur la voix et la section de cuivre.

Dave-Lines-02 Big-Easy-01 Big-Easy-02

http://www.myspace.com/thebigeasybandgb

Dave Lines : chant et harmonica
Martin Barter : piano
Rod Boatswain : saxophone
Faye Stringer : saxophone
John Deane : trombone
Steve Sage : basse
Brendan Rayner : batterie

Jamie Wood band with Martin Gagnon
Initialement, c’était Yann Cole qui était prévu à cette heure et Jamie Wood en tête d’affiche pour clôturer la soirée, mais comme le bassiste de Yann Cole n’était toujours pas arrivé à Rossano, l’ordre des deux concerts a été inversé.
Je dois préciser que j’attendais ce concert avec beaucoup d’impatience car je suis un grand fan de Jamie Wood, j’adore ses cd et surtout, j’avais gardé un souvenir émerveillé de son fameux concert lors du Bay Car festival 2005. Je précise « pour la petite histoire » que c’est justement lors de ce Bay Car 2005 que Jamie Wood a rencontré son actuel mari et partenaire sur scène, Martin Gagnon qui jouait à l’époque du piano dans le groupe de Kevin Mark (autre concert mémorable de ce Bay Car 2005 !). Bref, le monde est petit et le temps passe vite !

Si le groupe a complètement été renouvelé depuis 2005, la musique de Jamie Wood n’a pas changé, c’est toujours un mélange jouissif de west coast blues, jump & swing, de rhythm & blues, de boogie woogie. Et c’est justement par le titre « Doin’ the boogie woogie » que Jamie Wood a entamé son concert, se présentant vêtue d’une jolie robe verte qui lui donnait l’allure d’une pin up très années 50. Jamie Wood est habituellement accompagné d’un contrebassiste (Costa Zafiropoulos ou Mike Reilly) ce qui ne fut pas le cas à Rossano, contraignant Martin Gagnon à compenser avec son piano. Martin Gagnon a chanté deux ou trois titres, Anthony Stelmaszack en a chanté un (« Shake your boogie » si ma mémoire est bonne). Si Anthony jouait comme la veille sur la guitare de Marco Fiume, il disposait cette fois d’un son clair qui lui a permis de se distinguer dans un style plus jazzy dans lequel il excelle.

Jamie Wood est installée depuis longtemps dans l’agglomération de Los Angeles et c’est dans la cité des anges qu’elle a connu Marco Fiume et partagé la scène avec lui. Alors, elle a su trouver les mots justes pour parler de Marco et lui rendre hommage avec une réelle émotion. Jamie Wood est plutôt bavarde sur scène et cela lui permet de nouer un contact avec le public même si vraisemblablement, celui ci ne comprenait pas tout ce qu’elle disait. Mais, ne nous y trompons pas, sa prestation n’engendrait pas la morosité, bien au contraire et tout le monde a apprécié le sourire, la joie de vivre communicative et l’éternelle bonne humeur de Jamie et Martin. Au final, Jamie s’est installée au piano !

Martin-Gagnon-06 Jamie-Wood-MG-Sorrentino-01 Jamie-Wood-25

http://www.myspace.com/missjamiewood

Jamie Wood : chant et piano
Martin Gagnon : piano et chant
Anthony Stelmaszack : guitare et chant
Marco Pandolfi : harmonica
Eric Thievon : batterie

Yann Cole quartet
On a eu peur que le Yann Cole quartet se transforme en trio, finalement, après un voyage épique (en train via Milan, Bari, Tarente, Sibari), le bassiste David Hazak est arrivé pile poil pour le concert ! Yann cole s’est présenté sur scène vêtu du maillot de l’équipe de base ball de San Diego avec l’inscription « Padres » (« pères » en espagnol) qui n’avait rien d’anodine; cela signifiait qu’il attendait un heureux événement pour cet hiver. Et Yann était particulièrement motivé car sa belle famille italienne était présente dans le public.

La musique de Yann Cole est sans aucun doute la plus éclectique de cette édition du festival, mêlant blues, rhythm & blues, soul, gospel, funk, pop, et des influence allant de Chicago à la Nouvelle Orléans. J’ai beaucoup apprécié la finesse de son touché à la guitare, le son clair de sa Gibson Les Paul et surtout son implication totale durant tout le concert. Il vivait sa musique.

Le point culminant du concert fut une interprétation exceptionnelle d’un titre de Ray Charles qui m’a donné le frisson avec un Laurian Daire impérial aux keyboards.

Il parle couramment italien ce qui lui a permis de nouer un réel contact avec le public, de le faire réagir, de faire rire aussi. Il a invité Anthony Stelmaszack à le rejoindre sur scène en fin concert ce qui a donné lieu à un remarquable duel de guitare. Il a remporté un réel succès malgré l’horaire tardif.

Yann-Cole-Anthony-Stelmaszack-02 Zak-Koriche-02 Laurian-Daire-01

http://www.myspace.com/yanncole

Yann Cole : guitare et chant
Laurian Daire : orgue
David Hazak : basse
Zak Koriche : batterie
invité : Anthony Stelmaszack : guitare

Dimanche 19 juillet
Igor Prado band
Autant le préciser de suite, Igor Prado est la grande découverte de cette 7e édition du festival. Ce guitariste gaucher nous vient du pays du football et de la samba: le Brésil. Et si on y regarde de plus près, on se rend compte que son parcours présente de nombreuses similitudes avec celui de Marco Fiume. Déjà, ils jouent du même instrument, la guitare, ils ont les mêmes influences et les mêmes idoles (Tiny Grimes, Barney Kessel, Charlie Christian, T Bone Walker et tous les guitaristes de la west coast), leurs jeux de guitares sont similaires et ils ont tous les deux fréquenté la scène blues de Los Angeles (Lynwood slim, Jamie Wood etc…). Igor Prado illustre à merveille la devise du festival « the bluesy side of jazz, the jazzy side of blues » et sur la scène de Rossano, il n’a pas manqué de rendre hommage à Marco Fiume. Sur scène, son attitude, le son de sa guitare et son grain de folie m’évoquent forcément Junior Watson qui est venu à Rossano en 2004. A l’image de Junior Watson, son répertoire va du jazz à la surf music en passant par le blues, le jump & swing. Et puis, le visuel est vraiment intéressant. Rodrigo Mantovani est venu sans sa contrebasse (qui supporte mal ce genre de voyage) mais avec une basse vintage du plus bel effet. Et que dire de leurs costumes et de leurs coupes de cheveux ! Rodrigo Mantovani se présente dans un costume trois pièces blanc avec une chemise avec un énorme col « pelle à tarte » assortie à ses chaussures, sans parler de ses rouflaquettes. Le saxophonistes Denilson Martins avec sa coiffure volumineuse me fait lui penser à Chico de la pub de téléphones. Igor Prado a lui une coupe gominée plus rock & roll alors que son frère Youri a une grande mèche et des lunettes noires qui lui donnent plus l’air d’une vedette hollywoodienne. Quand à leur musique, elle est réellement excellente, dominée par la guitare virtuose d’Igor Prado.

Rodrigo-Mantovani-04 Igor-Prado-04 Youri-Prado-05 Denilson-Martins-Igor-Prado-02

http://www.myspace.com/igorprado
Igor Prado ; guitare et chant
Denilson Martins : saxophone
Rodrigo Mantovani : basse
Youri Prado : batterie

Ronnie Baker Brooks
J’avais eu l’occasion de voir Ronnie Baker Brooks dans les années 90 dans le groupe de son père à Paris, puis ces dernières années lors du Chicago blues festival sur des plateaux familiaux (avec son père Lonnie et son frère Wayne) en acoustique et en électrique ou sur des plateaux de « stars » avec notamment Eddie Clearwater, Jimmy Johnson & Co. Mais, finalement, je ne l’avais jamais vu avec son propre groupe, en leader. C’était donc là aussi une découverte. Je savais que c’était un excellent guitariste et je m’attendais à un concert blues rock démonstratif, à une musique moderne avec un gros son et de longs solos de guitare ce qui semblait confirmer l’instrumental d’introduction au tempo rapide dans un style « Stevierayvaughanien ». Mais la suite me donna tort. J’ai découvert un showman charismatique et sympathique, un bon compositeur, un guitariste qui possède un touché d’une grande finesse et un énorme feeling. Il sait varier les tempos mais aussi le volume sonore, jouant parfois avec un niveau très bas pour mieux capter l’attention du public. Il a derrière lui un groupe compact et homogène, un groupe de haut niveau avec un Carlton Armstrong aux attitudes théâtrales, qui s’amuse à jouer les méchants à l’image de certains catcheurs, le genre de gars qu’on aimerait pas croiser la nuit dans une ruelle sombre. Ronnie Baker Brooks a joué presque exclusivement ses propres compositions comme le « Born in Chicago » qui ouvre son CD « the torch ». De son père, on retrouve quelques attitudes, des expressions, assez peu de plans de guitare mais surtout le sens du spectacle. Et quel show il nous a offert ! Il nous a tout fait à commencer par une longue descente dans le public où il est d’abord allé serrer la main de Maria Giulia Sorrentino (puis la mienne !), il a fait jouer un gamin (en guidant sa main sur les cordes de sa guitare), il a joué en bottleneck avec une canette de bière, il a joué avec la guitare derrière la tête, puis avec la langue; au rappel, il nous a fait avec beaucoup d’humour des imitations de John Lee Hooker et Buddy Guy. Il n’a pas oublié de rendre hommage à Marco Fiume, à lui dédié le concert en regardant vers le ciel. Sans parler italien, il a su créer un lien avec le public, il a su en grand professionnel qu’il est les faire adhérer à sa musique et il a remporté un énorme succès auprès du public italien matérialisé par une standing ovation au final et au rappel. Apparemment, il a vendu beaucoup de CD et il a passé beaucoup de temps à faire des dédicaces et à se faire prendre en photo avec ses fans, le tout avec un large sourire. Chapeau !

Ronnie Baker Brooks nous a offert de l’avis général le concert le plus spectaculaire du festival ; tout comme Igor Prado, voilà un gars qu’il faudrait faire venir en France.

Carlton-Armstrong-03 Ronnie-Baker-Brooks-09 CJ-Tucker-02 Ronnie-Baker-Brooks-band-02

http://www.ronniebakerbrooks.com/
Ronnie Baker Brooks : guitare et chant
Steve Nixon : keyboards
Carlton Armstrong : basse
CJ Tucker : batterie

Jam session
C’est désormais la tradition, le festival se termine par une jam session où les musiciens à l’affiche du festival peuvent se mélanger. Malheureusement, Ronnie Baker Brooks et les membres de son groupe n’ont pas participé à la jam session. Pour les autres, ce n’était pas évident de prendre la suite après un tel show. Le plus motivé semblait être le local Pietro Savoia qui s’est installé derrière son orgue dès la fin du concert de Ronnie Baker Brooks avec des fourmis dans les doigts. Sont venus le rejoindre les musiciens des groupes d’Igor Prado et de Yann Cole, puis Eric Thievon, Marco Pandolfi, Anthony Stelmaszack et enfin les musiciens de the Big Easy. Il est pas loin de 3h du matin quand la jam se termine avec un « Mojo workin' » chanté par Dave Lines.

Pour conclure, j’ai encore assisté à une édition très réussie du festival mémorial “Marco Fiume blues passion”. Ce festival permet chaque année de découvrir des groupes et des musiciens de talent, tout en profitant d’une région toujours ensoleillée en bord de mer où on mange très bien. Bref, j’adore ce cocktail blues + tourisme & plage & dépaysement + gastronomie. Vivement la prochaine édition…

Jocelyn Richez

MySpace de Marco Fiume : http://www.myspace.com/marcofiume
MySpace du festival : http://www.myspace.com/marcofiumebluespassion
MySpace de Maria Giulia Sorrentino : http://www.myspace.com/magisor1
biographie de Marco Fiume : http://gazettegreenwood.net/an2002/n42/numero42.htm#fiume

Compte rendu des 6 éditions précédentes :
2003 : http://www.gazettegreenwood.net/an2003/n53/numero53bis.htm#fiume
2004 : http://www.gazettegreenwood.net/an2004/n59/numero59ter.htm#fiume
2005 : http://www.docteurblues.fr/wordpress/?p=39
2006 : http://www.docteurblues.fr/wordpress/?p=235
2007 : http://www.docteurblues.fr/wordpress/?p=456
2008 : http://www.docteurblues.fr/wordpress/?p=611

 

les 5 derniers articles de Jocelyn Richez

0 Commentaires

Laisser une réponse

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi
DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?