Le dernier rêve du Révérand

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The Reverend – I Have A Dream – Why Note – Nocturne
J’aurais juste aimé vous parler en quelques lignes de ce bon vieux Révérand. Looké, on le reconnaît facilement, son chapeau noir visé sur la tête, le regard embué caché derrière des lunettes noires, une demi-douzaine de bagouzes aux doigts, il se veut, il se voit prédicateur d’un Hard Blues à l’ancienne qui lorgne Southern Rock. Un Hard Blues idéalisé, joué comme on joue un grand rôle shakespearien. Dans ses derniers versets, le Révérand se raconte et se dévoile en 12 chapitres.

D’origine contrôlée
le Révérand, Lionel Raynal pour l’état civil, revisite l’évangile façon Billy Gibbons, Martin Luther King ou Bob Marley… C’est plein de bons sentiments, vu de loin, ça peut paraitre un peu lourd, tous les clichés du « hors la loi au grand cœur » sont ici réunis et c’est peut-être un peu trop pour un seul homme.
Loin de moi l’idée de lui taillé un costard, l’artiste, pour l’avoir croisé à plusieurs reprises, est chaleureux et amical. Il se tient volontairement à l’écart des querelles de clochets qui pourraient entamer sa bonne humeur et son expérience lui confère un détachement certain…

Comme tous bons prédicateurs encore en activité le Révérand reste un fameux businessman, outre un band de jeunes musiciens accomplis qui l’ont aidés à composer et enregistrer les bons titres qui jalonnent l’album, il a su convaincre Paul Personne, Beverly Jo Scott ou Little Bob de venir faire un petit tour au Studio Garage, histoire de voir… Je n’oublirais pas de noter la présence de Mickey Blow que je n’avais pas entendu à l’harmonica depuis une certaine soirée à la Maroquinerie en 2002 !


Beverly Jo Scott, The Reverend et Mike Ravassat
lors d’un boeuf au One Way Café

Côté musique, j’ai vraiment un faible pour le titre « Sad Days » avec son ambiance Pow Wow et son riff genre crossroad… On peut aussi noter « Paris a le Blues » d’inspiration Tony Joe White dans le texte et où la voix de Beverly fait des merveilles.

Un CD bien réalisé et très bien produit à conseiller aux amateurs du genre, en passant, vous aurez le plaisir d’apprécier le jeu de guitare de Mike Ravassat impeccable de bout en bout. Quant au Révérand et sa vielle BMW, ils ont plusieurs tours au compteur ; leurs restent-ils une destination sinon l’enfer ?*

(*hé Doc, t’en fais pas un peu trop, là ?)

 

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