John Mayall

Le Jeune Mayall écoute les disques de papa, des 78 tours de Jazz et de Blues. Il apprécie en particulier Eddie Lang, Django Reinhardt, et Lonnie Johnson. Il découvre également lors de leurs tournées anglaises les bluesmen Josh White et Big Bill Broonzy.

Basé à Manchester, Il forme sont premier groupe les Powerhouse Four (puis un groupe de Jazz, les Hounds of Sound, information à vérifier). Avec la vogue du rock’n roll, le groupe adapte des blues pour satisfaire le public qui demande des titres de plus en plus rythmés. John rebondit en créant Blues Syndicate, son nouveau groupe tourne dans tout les clubs aux alentours de Manchester, jusqu’au soir où ils ouvrent pour Alexis Korner de passage au Twisted Wheel. Ce dernier, toujours prêt à agrandir la confraternité du blues invite John Mayall à Londres et le présente aux gérants du Flamingo et du Ricky Tick qui vient juste d’ouvrir. Les dés sont lancés pour John Mayall qui n’en demandait pas tant.

John Mayall Bluesbreakers

La formation de la première mouture du groupe s’établit comme suit : Bernie Watson à la guitare, John Mc Vie à la basse et Martin Hart aux drums. Cette formation tient de Juillet 63 à avril 64, à cette date, Watson et Hart sont remplacés respectivement par Roger Dean et Hughie Flint. C’est ce groupe qui enregistre pour la première fois dans un club londonien.

singles :
Mai 64 – Crawling up a hill/Mr. James – Decca F 11900
Octobre 64 – Crocodile Walk/Blues city shake down – Decca F12120

With Eric Clapton

En avril 1965, John Mayall engage Clapton au sein des Bluesbreakers la section rythmique se compose de John Mc Vie à la basse et de Hughie Flint à la batterie. Sans avoir répété, Clapton se retrouve sur scène… la Claque !!! aussi bien le public que les autres membres du groupe, à commencer par Mayall lui-même, comprennent qu’il ont devant eux une étoile filante. Andrew Oldman propose à Mayall d’enregistrer un 45 T pour Immediate. « I’m your Witchdoctor »/Telephone Blues », produit par Jimmy Page ce disque sort en octobre 1965 mais ne rencontre pas le succés escompté.

Jimmy Page se souvient :
« Eric fut sans aucun doute le premier à exploiter la combinaison Gibson/Marshall, j’étais son producteur en 65, et l’ingénieur du son paniquait en écoutant les sons qu’ Eric sortait. Au bout d’un moment, il a carrément éteint le magnéto en disant : impossible d’enregistrer ça !  »

En août 65, Clapton décide de partir pour un tour du monde (voir la page Clapton) c’est Jeff Kribbett qui assure l’intérim. Au retour de Clapton, Jack Bruce a remplacé McVie à la basse, ce dernier s’étant fait virer pour cause d’ivresse. Le courant passe entre les deux musiciens mais Bruce rejoint très vite le Manfred Mann. Et McVie (désaoulé) revient !

Eric Clapton et John Mayall enregistrent en duo un simple tiré à 500 ex. sur Purdah « Lonely Years »/ »Bernard Jenkins » puis c’est la sortie, en août 1966 de l’album « John Mayall Bluesbreakers with Eric Clapton » qui est enfin un gros succès commercial. Mais Clapton ne fait déjà plus partie du Groupe depuis un moment, Mayall l’ayant viré après avoir appris qu’il répétait en cachette avec Jack Bruce et Ginger Baker. La formation de Cream est annoncée officiellement à la fin du mois de Juin 66

Un jeu sous influence
Clapton reconnaît que quand il réécoute un solo de l’époque il entend passer une succession de plans signés Freddie ou BB King et au milieu juste quelques notes qui le conforte dans l’idée que c’est bien lui qui joue le solo.

Set list des Bluesbreakers (période Clapton)
Crawling up a hill, Bye bye bird, Crocodile walk, Stormy monday, Steppin out, Hideway, On the top of the word, Key to love, Have you ever love a woman, Hoochie Coochie man, It hurts to be in love, Maudie.

Peter Green « A Hard Road »

Durant cette période, tout comme Clapton, Peter Green habite chez John Mayall. Ils passent des nuits entières à écouter la collection de disques de John, en particulier des titres de JB Lenoir. John Mayall déclare à Mike Vernon que son nouveau guitariste n’est pas un simple remplaçant, mais qu’il va devenir meilleur que son prédécesseur. BB King, lui aussi, reconnaît en Peter Green un des meilleurs guitaristes blancs de Blues. Hughie Flint quitte le groupe. Il est remplacé par Ansley Dunbar. « A Hard Road » sort en février 67. Mais Ansley Dunbar ne colle pas aux Bluesbreakers, il veut prendre des chorus de batterie, ce qui a le don d’énerver Green et McVie… c’est Mick Fleetwood qui obtiendra la place… pour un mois seulement, il se fait également virer pour cause d’alcoolisme.

La rencontre de McVie, Fleetwood et Green scelle véritablement les fondations du groupe Fleetwood Mac. Fleetwood dehors, Green quitte également Mayall et tente d’entraîner avec lui McVie, mais celui-ci a peur de quitter la sécurité des Bluesbreakers pour un nouveau groupe

Blues From Laurel Cayon
Mayall qui a encore perdu un guitariste virtuose, prend la décision de changer la direction des bluesbreakers, il embauche deux saxophonistes, part à la recherche de Mick Taylor qu’il a croisé un soir de concert, (où Mick avait remplacé Clapton). C’est Keef Hartley qui tient les baguettes. Ce nouveau groupe enregistre le 4e album des bluesbreakers « Crusade » (dernier album de McVie pour les Bluebreakers, il s’est finalement décidé à rejoindre Fleetwood Mac). Mick Taylor, qui n’a que 19 ans, va enregistrer 3 autres albums avec Mayall dont « Blues from Laurel Cayon » un album qu reste avec « With EC » et « A Hard Road » les clés de voute du Blues électrique britannique.

Mick Taylor rejoint les Rolling Stones en mai 1969.

Mayall décide d’abandonner le nom de Bluesbreakers et immigre aux States en décembre 1970

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