La couleur n’est pas une frontière

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Les Amazones d’Afrique République Amazone : La couleur n’est pas une frontière

Balance ton porc et moi aussi ont été cet automne les hachtag les plus popularisés par la presse française, occidentale. Loin de nous l’idée de remettre en cause le contenu des campagnes menées par ces sites ou ces réseaux sociaux sur les violences faites aux femmes. Loin de nous d’établir des degrés dans l‘horreur et l’innommable.

Mais là où cela choque un peu (et là c’est un euphémisme), c’est que dans le concert médiatique relatif aux porcs libidineux qui profitent de leur situation de puissance  pour exercer un droit de cuissage que nous pensions digne des temps les plus reculés de ce que certains nomment le bas Moyen Age, personne ou si peu, dans ce concert justifié face aux violences faites aux femmes, ne se soit élevé contre la situation des femmes africaines dans les régions de guerre et de génocide qui subissent toutes les exactions les plus horribles que peuvent leur faire subir la domination masculine dans des sociétés patriarcales où la femme qui n’est plus vierge lors du mariage est une réprouvée y compris bien souvent dans sa propre famille.

Nos médiacraties occidentales sont le reflet de la médiocrité de nos sociétés. Autocentrés sur nous mêmes, nous en oublions encore une fois la moitié d’un monde dans les pays en guerre où les femmes sont au mieux là pour servir de repos du guerrier, au pire de moyen d’humilier un clan une famille une ethnie opposée, pour rejeter celle qui sera dorénavant condamnée à être une réprouvée, une paria qui devra encore et encore faire commerce de son corps pour fuir, s’exiler et subir tous les outrages que la virilité la contraindra à supporter sans rien dire pour finir parfois par des passes tarifées sur les maréchaux ou ailleurs au grand bénéfice des mafieux passeurs et autres qui auront tout au long de son périple profité d’elles.

Des femmes en Afrique se sont élevées contre ces violences faites aux femmes et pour ces victimes il ne s’agit pas malheureusement de main baladeuses, de grossièretés et d’établir un procès verbal pour harcèlement dans la rue. Il s’agit de femmes noires violées, martyrisées, subissant tous les outrages parfois jusqu’à leur mort ou leur aliénation définitive.

Vous me direz mais quelle mouche le pique de nous foutre cela en travers de la gueule alors que nous faisons semblant de nettoyer la mare à purain de notre société machiste. La raison en est simple. Venant d’acheter le disque des Amazones d’Afrique République Amazone, nous avons trouvé au dos de ce disque un crowfunding lancé par ces chanteusres africaines regroupées au sein de ce projet pour venir en aide à la Fondation Panzi et au docteur Mukwege qui la dirige.

Ce CD des Amazones qui regroupe la fine fleur des chanteuses ouest africaines regroupées pour clamer l’égalité entre sexes en Afrique a recueilli … 2% de l’objectif fixé il y a plus… d’un an !!!

Nous reprenons ici quelques extraits des propos sur le site de collecte :

Les violences faites aux femmes restent aujourd’hui une des pandémies les plus universellement partagées. Elles n’épargnent aucune région, aucun milieu, aucune génération, aucune religion.

Devant l’urgence de la situation, les Amazones d’Afrique lancent cette campagne de crowdfunding pour contribuer au financement de la Fondation Panzi. Les bénéfices générés par cette opération permettront de financer certaines opérations de réparations gynécologiques et de contribuer à la réinsertion socioprofessionnelle des victimes.

Depuis 1999, la Fondation Panzi travaille sans relâche en faveur des victimes de viol collectif, qui est utilisé comme arme de guerre par les groupes armés pour terroriser la population et détruire le tissu social dans la région des Grands Lacs. Chaque année, l’hôpital et la Fondation Panzi prennent en charge médicalement plus de 3600 de ces victimes et leur apportent également un soutien psychologique, économique et juridique.

 

REPÈRES :

  • 86842 patients pris en charge par l’Hôpital et la Fondation Panzi depuis 1999
  • 48482 survivantes de violences sexuelles (patients ayant reporté avoir besoin de traitement pour cause de viol et violences sexuelles; ces statistiques incluent également des hommes, adultes et jeunes garçons)
  • 37382 femmes soignées pour des pathologies gynécologiques (pathologies incluant fistules et prolapsus, qui résultent généralement d’un travail prolongé ou d’une obstruction pendant l’accouchement

 

Au total, l’Hôpital de Panzi offre ses services à une population de 400 000 personnes dans la zone de santé d’Ibanda à Bukavu, Sud Kivu. http://fondationpanzirdc.org/

Le lien pour participer au crowdfunding

 

LES AMAZONES D’AFRIQUE

Premier supergroupe féminin d’Afrique de l’Ouest, le collectif les Amazones d’Afrique réunit des chanteuses d’Afrique de l’Ouest unies dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Rassemblant Rokia Koné, Mamani Keita, Nneka, Kandia Kouyaté, Mariam Doumbia, Aminata Danté, le premier single du disque, “I Play The Kora” est l’illustration de la cause défendue par les Amazones d’Afrique. Toutes les voix de ce morceau proclament : « nous devons nous soulever et combattre l’injustice, car nous nous sommes tous égaux ». La kora, harpe d’Afrique de l’Ouest est ici une métaphore : Restée longtemps un privilège exclusivement masculin, les femmes n’avaient pas le droit de jouer de cet instrument…

Que dire de plus sur ce sujet. Simplement remercier France Inter  et RFI qui particulièrement ont rendu compte de ce sujet dans les mois passés. Vous encourager à apporter votre contribution même modeste pour démontrer que la question de l’égalité entre homme et femme ne s’arrête pas au monde occidental et à la couleur de la peau et que nous blueseux blanchouillards sommes sensibles à la situation de toutes les femmes quelle que soit leur couleur.

Les Amazones d’Afrique République Amazon

 

Serge Sabatié

 

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