Jimmie Vaughan secoue la « House of Blues »

Chroniques de concert

Jimmie Vaughan à « La Maison Du Blues »
Samedi le 27 Octobre 2001, Boston USA.
« If it ain’t broken, don’ fix it »
« Si c’est pas cassé, répare pas. » (Dicton américain)
Jimmie Vaughn, de retour à Boston est en pleine forme, malgré une gorge problématique qui lui dérobe quelques phrases que la délicieuse Lou Anne Barton c’est fait une joie de recueillir. Hey oui, la belle Barton,
l’élégant Jimmie Vaughn et son groupe « The Tilt a Whirl band », ensembles, dans l’intimité d´un petit bar, tout comme à Austin !

Un show comme on en rêve : Classe, humour, émotion, , et une grande palette d’atmosphères et de rythmes : Du Swing décontracté obligatoire (Kinky Woman) au Rock n’roll (Sugar Coated love, Boom bapaboom), en passant par le Rythm n’blues (‘Like a King ‘), et la Soul ballade intime, (Lost in you). Un guitariste rythmique discret mais efficace et deux vocalistes style gospel/do-wop enrichissent l’ensemble d’une énergie contagieuse. Une basse dense mais pas envahissante (assumée par Bill Willis a l’orgue B3) et un batteur solide (George Rains), musclé , mais souple. Le tout servi dans un bain de son riche de timbres épais, chauds , tranchés par une guitare claire et droite comme un diapason.
Cette équipe de maîtres, qui figure pour la plupart sur les trois disques, soutient bien la philosophie de notre bonhomme: Pas besoin d’en faire trop pour communiquer un maximum. D’ailleurs pourquoi 10.000 notes de guitare quand la vérité peut etre articulée brillamment en 5. Cette musique est beaucoup trop sensuelle pour être compliquée, dieu merci. Une notion renforcée par Lou Anne Barton, une présence chatoyante, amicale et feminine qui compléte parfaitement notre héro : Une voix de jeune fille, chemise de soie léopard mais avec assez de chien pour savoir grogner et mordre si la situation le demande.
A noter : Deux grands moments à la mémoire de Steve Ray : Blues Stringer, interpreté avec un esprit désormais moins funéraire et plus célébratoire, et le rock texan macho FW40 qui terminera la soirée avec un punch stupéfiant qui a mis l’assemblée KO et en sueur.
Jimmie vaughn sur scène: Une soirée , comme d’habitude, mémorable.

Coté matos ::
Instruments; Il semble que quelque soit l’instrument ou l’ampli, (Fender Bassman au autre), qu’il choisisse médiator ou doigts, la « voix » de Jimmie est la sienne, droit au but, articulée, pas trafiquée, sans produits chimiques.
Guitares : Fender « Coronado » ! et stratocaster, amplifiées par DEUX Matchless Chieftains en série avec un wireless. (Sans fil)

www.bertrandlaurence.org

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