J’écoute de la musique Soul à rouler par terre : The Dial Records

Les Disques

The Dial Records – Southern Soul Story – Kent – CDKEN2223
Ce coffret Kent de deux CD, accompagné d’un livret magnifique de 20 pages est une aubaine. Dial est le label de Buddy Killen (né en 1932 à Florence- Alabama) qui va commencé sa carrière comme bassiste dans une formation country comique pour le Grand Ole Opry, puis comme accompagnateur d’Hank Williams. Editeur , producteur de country, Killen cherche à diversifier son catalogue vers le rythm and blues. C’était à l’époque, un sacré challenge de publier de la Soul dans le fief de la country music. Buddy va connaître un premier petit succès comme producteur avec un titre de Benny Martin, puis viendront quelques titres d’Elvis.

C’est pendant sa lune de miel en 61, que Killen et Joe Tex vont se rencontrer. Dial s’est principalement reposé sur la valeur de Tex, mais de nombreux musiciens et chanteurs enregistrèrent pour Killen entre 62 et 75. Buddy va se servir de ses propres studios, et va avoir la riche idée d’utiliser d’autres lieux d’enregistrements à Nashville, à Memphis chez Chips Moman et enfin chez Rick Hall au studio Fame (Florence-Alabama-Music-Enterprise). Dial est distribué au départ par London Records, puis à partir de 1964 par Atlantic. Les singles Dial ne trouvent guère de succès, jusqu’à ce jour de Noêl 64 quand Joe Tex grave « Hold what you’ve got » chez Fame (plage 1 disque 1). Ce titre se retrouve en quelques semaines à la deuxième place des charts R&B et au cinquième rang du Hot 100.

En 1965, Tex place des titres dans le Top 20 du R&B à cinq reprises. dont la plage 15 « I want to do everything for you » qui restera trois semaines sur la plus haute marche des charts. En janvier 66, « A sweet woman like you » (16-disque1) occupe la première place du Top 10 suivi par « The love you save » également placé dans le Top 10 des Hits. On peut juste regretter l’absence dans ce coffret, d’un morceau comme « I believe I’m gonna make it » Hit faisant allusion à la guerre du Viêt-Nam et qui fit un carton à cette époque principalement dans les ghettos et les zones urbaines.

Joe Tex se mettra ensuite au service de la Nation of Islam intervenant dans les mosquées américaines .Il enregistrera encore quelques hits notamment pour Epic en 77, puis s’occupera de son ranch et d’une équipe de foot-ball à Houston. Joe décède d’une crise cardiaque en 1982.
Sur un total de 51 plages, on en dénombre 10 de Joe Tex, mais Dial ne se résume pas qu’à son chanteur vedette. Bobby Marchan (1930-99) est présent sur 8 titres. Véritable Show-Man, Bobby est doué pour le spectacle, souvent travesti et drappé de robes moulantes, méthode très prisée à l’époque des Medecine Show et Vaudevilles. Marchan avait enregistré quelques pièces pour les labels Aladdin, Dot et Ace avant de rejoindre Dial. Mais il a toujours privilégié la scène par rapport aux studios.

Clarence Reid (1945) est présent sur trois titres. Il aura plus tard une grosse influence sur le groupe KC & the Sunshine Band. Annette Snell (6 titres) et Paul Kelly (4 titres) sont tous originaires de Miami. Kelly se contente désormais de composer (Holmes Brothers) après avoir graver en 91 un album chez Rounder. Frederick Knight présent sur deux morceaux enregistre plus tard un album pour Stax et connaîtra le succès en 79 avec le Hit « Ring my bell » chanté par Anita Ward.

Les autres participants de cette anthologie sont certes moins connus, certains représentant d’excellentes curiosités avec un son et un tempo toujours penchés sur la Southern Soul. Vraiment un bien beau coffret qui devrait satisfaire tous les amoureux d’un son et d’une époque disparus.

Merci Mister Killen !

Le King Bee

 

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