Jackie Lee, The Mirwood Records Masters

Les Disques

Jackie Lee – The Mirwood Records Masters
Earl Nelson Jr. est né en Louisiane à Lake Charles en 1928. Il demeure sensiblement plus connu sous le nom de Jackie Lee. A l’âge de 9 ans il débarque à Los Angeles et s’intéresse de près au chant. Ce n’est qu’à partir de 1954 qu’il débute sa carrière artistique au sein du groupe The Hollywood Flames de Bobby Bird avec le titre « Fare Thee Weel » sorti sur le label Money. Les Hollywood Flames obtiendront ensuite un très grand succès avec « Buzz Buzz Buzz » qui parait sur Ebb. Bobby Bird et Jackie Lee vont alors évoluer sous divers patronymes comme The Voices, Satellites, The Pelicans ou bien encore Bob & Earl Nelson. Après diverses tentatives, Bobby Bird qui se fait désormais appeler Bobby Day cartonne avec « Rockin’ Robin » qu’il parvient à faire monter sur la deuxième marche des charts en 1958.
De son côté, Earl Nelson enregistre « Honey For Sale » pour Edsel puis reprend la tête du duo Bob & Earl gravant successivement « Don’t Ever Leave » pour Tempe et surtout « Harlem Shuffle » qui sortira en 1963 sur le label Marc.
A partir de 1965, il signe chez Mira/Mirwood dont le patron est Randy Wood. Deux premiers singles paraissent : sous le nom d’Earl Cosby « Ooh Honey Baby » (Mira204) et enfin sous le nom de Jackie Lee « The Duck » qui se classe 14e des classements en novembre 1965 et qui demeure le parfait prototype pour danser. Vu le succès recueilli par ce single, Jackie Lee sort parallèlement un album intitulé « Do The Temptation Walk » dont le titre sort en single. Il s’offre une relecture du « Hully Gully » des Olympics mais avec un tempo plus rapide qui rappelle par moment le « Satisfaction » des Stones.
Au niveau des reprises, Lee propose aussi une version de « Land Of 1000 Dances » qui bénéficie d’un arrangement très personnalisé, tout comme pour « Harlem Shuffle » ; il distille une seconde variante de son standard « The Duck » avec une partie 2 et n’hésite pas à rendre hommage à la Motown avec des titres comme « Do You Love Me » ou le « Dancing In The Streets » de Martha & the Vandellas. La compilation intègre également le percutant « Your P-E-R-S-O-N-A-L-I-T-Y » qui fait figure d’excellent Rhythm & Blues musclé à souhait. Dans le même esprit, on retrouve « The Shotgun And The Duck » au tempo endiablé et surtout « Don’t Be Ashamed » qui sonne beaucoup plus soul avec une voix frappante et rageuse. Jackie surprend sur la reprise de «A Man Ain’t Nothin’» de son ami Barry White qui baigne dans un esprit très soul. Toujours au rayon des relectures, il nous délivre une magnifique mouture du « Treat Her Right » de Roy Head, titre qui fit un tabac dans les années 60. « Everybody Jerk » va dans le même sens et était devenu un bon standard des boîtes de nuit noires de l’époque. Seule petite déception, la reprise de « Tin Pan Alley » qui ne dépasse pas les 40 secondes et s’arrête brutalement, s’agit-il d’une erreur, ou d’un titre démo ?
Jackie Lee sait séduire son public grâce à des reprises qui s’avèrent être souvent rugueuses et brutes, avec une voix âpre et râpeuse avec un timbre de voix qui fait souvent mouche. Le présent cd regroupe les singles parus sur Mirwood, plus 6 inédits soit un total de 28 plages. A noter le très bon livret intérieur de 16 pages. Cette compilation me parait indispensable car elle fait partie intégrante de la culture du Rhythm & Blues et Soul des sixties. Dynamisme et entrain garantis.

Henri Mayoux

 

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