Dyke and The Blazers, aux origines du Funk…

Les Disques

Dyke and The Blazers – We Got More Soul – BGP
Alyster Christian alias Dyke né à Buffalo en 1943 et le guitariste Pig (Alvester Jacobs) rejoignent le groupe Crew fondé par l’organiste Carl De La Rue et ils enregistrent ensemble un microsillon pour KKC. A l’initiative du DJ Eddie O Jay, ils se fixent à Phoenix (Arizona) et suite au départ de De La Rue fondent The Three Blazers avec JV Hunt et Bernard Williams aux cuivres, l’organiste Richard Cason, le batteur Rodney Brown tandis que Dyke se charge toujours de la partie vocale et Pig de la guitare.
Le groupe sera l’auteur d’un rhythm and blues très jouissif, répétitif, envoûtant et funky dont la source d’inspiration a pour nom Mister James Brown. En septembre 1966, ils gravent « Funky Broadway » en deux parties pour le petit label Artco qui sera distribué par Original Sound basé à Los Angeles ; le morceau se classent à la 17e place des charts noirs et peut être considéré comme le titre fondateur du funk. Wilson Pickett reprendra ce titre un an après et atteindra la 1re place des classements R&B et la 8e du Hot 100.

Les Blazers se renforcent avec les arrivées de Clarence Towns (sax), du bassiste Alvin Battle et d’Elmer Scott aux baguettes. Ils mettent en boîte « City Dump » et « Funky Broadway » au cours d’une même session, puis nous offrent le terrible « So Sharp ». Jusqu’en 67, les titres sont enregistrés à Phoenix et à partir de l’année suivante Dyke enregistre à Hollywood chez Original Sound. La formation des Blazers change encore une fois de membres avec les arrivées de Joe Banks (trompette), Raymond Jackson (trombone), Sam Cross (saxe), James Gadson (drums), Al McKay (guitare), sans compter les participations occasionnelles des saxophonistes Larry Godman, Clifford Solomon, Bill Carter et du percussionniste Wayne Peterson.
Grâce à son rythme cinglant, Dyke ouvre son auditoire vers celui des ghettos et en 1969 il sort « We Got More Soul », une petite merveille de funk couplé au très bon « Shotgun Slim » puis enchaîne avec le torride et percutant « Let a Woman Be a Woman » et « Let a Man Be a Man » titre qui dispose d’une belle allure et qui grimpe sur la 4e place des charts noirs. Au fil des mois, Dyke enrichit son palmarès avec de nouveaux hits comme les délicieux « You Are my Sunshine », « Runaway People » qui obtiennent une 30e et 40e place dans les classements noirs. Malheureusement le succès ne dure pas, malgré le talent de McKay et les dons innovateurs de Dyke. Dyke est un junkie fréquentant les quartiers sordides de Phoenix et finit assassiné de quatre balles en mars 1971. Ce formidable double cd regroupe l’intégrale des titres et permet de constater l’évolution entre les sessions de Phoenix et celles d’Hollywood.
Dyke était un artiste brut, l’un des initiateurs de l’école funk. Acquisition chaudement recommandée.

http://www.myspace.com/dykeandtheblazers

Henri Mayoux

 

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