Cory Seznec, Backroad Carnival

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Cory Seznec • Backroad Carnival • Captain Pouch Records
Ce n’est pas donné à tout le monde, et beaucoup s’y sont cassés les dents et les doigts. « Backroad Carnival » le nouveau et second disque solo de Cory Seznec est une bonne nouvelle, et une belle chance pour la guitare finger style à laquelle nous ne sommes pas insensible. Une vraie réussite.

D’un long voyage en Afrique de l’Est, Cory nous ramène un carnet de notes bien rempli et très inspiré. De rencontres en situations improbables (Sell You My Soul) de concerts loufoques à Awassa (Colette Bar & Restaurant), ou de descente au fil des eaux du fleuve Niger (Tattered Flag) pour l’auditeur l’évasion est totale.

 

Les arrangements musicaux nous emmènent aussi loin, des rythmes de la Nouvelle Orléans aux rumbas africaines avec des tempos qui ne nuisent jamais à l’élégance des percussions de Renaud Ollivier notamment aux calebasses qui tissent une esthétique exotique aux lignes de contre basses de Thomas Garoche ou Benjamin Body.

Un tel disque est la vendange de belles rencontres musicales de compagnons aux esprits libres, Daniel Mizrahi : guitares, David Chalumeau : orfèvre des harmonicas – pour ne citer qu’eux — complètent la liste côté solistes. Tous sont ici rassemblés pour que quelque chose de magique s’opère dans l’écrin du Tonehouse Studio. Un endroit qui transpire l’amour du son vintage et où les ingés mixent comme des artisans pour apporter toute la dorure à la patine des prises de guitares (Zanzibar), de banjo et des voix ; car notre ami Cory est aussi un sacré bon chanteur très expressif à l’aise dans tous les registres (God Will Change Your Situation).

A noter également, pour vous encourager à découvrir ce recueil, les petites pépites : Hawk on a Haystack, où l’ensemble des instruments : banjo clawhammer, rain stick, calebasse, pedal steel, claviers (tenus par le frangin Yann Seznec) nous invite à une profonde rêverie musicale et la reprise du traditionnel The Parting Glass, chanson des chansons, genre de proto-song, juste en voix-guitare, un bonheur de picking en ritournelle africaine très pointue sur lequel la voix chaude de Cory démontre que nous avons à faire à un artiste complet qui préfère la liberté et l’imagination à la richesse et ce, sans être avare de projet en tout genre*…

Voilà un disque réservé aux grands voyageurs et à ceux qui ne craignent pas le décollement d’oreilles… « Vous perdez votre temps… hors de ce labyrinthe vous ne trouverez rien ! » (Corto Maltese)

  • Cory sera en concert au Festival Silhouette à la Butte du Chapeau Rouge (Paris XIXe) le 27 août 2017

* Une petite visite sur son site est vivement conseillée coryseznec.com

Jérôme Travers

 

 

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