City Woodpeckers à l’Or@nge Amer

Chroniques de concert

City Woodpeckers à l’Or@nge Amer 20 octobre 2017
A l’heure où tout est revu à la baisse, tant socialement que musicalement, il y a parfois des annonces assez curieuses qui méritent l’attention. Alors que de nombreuses salles ferment, que des festivals mettent la clef sous la porte où voient leurs subventions diminuer dangereusement mettant ainsi en péril leurs programmations et l’effort de nombreux bénévoles, certains décident de prendre un chemin inverse et de tenter l’aventure.
C’est ainsi qu’un nouveau bar rock vient de s’ouvrir à Domaize, un village d’à peine 400 âmes perché au pied des volcans d’Auvergne, sur la route de Thiers. Saluons cette courageuse initiative.
Pour leur grande première, Ghislaine et Antoine Perrier avaient convié la formation du Roussillon City Woodpeckers.

Formé en 1989, le quatuor a beaucoup tourné, passé au Printemps de Bourges en 92, le groupe à ouvert pour Doctor Feelgood, OTH et aura livré près de 200 concerts jusqu’à ce que les aléas de la vie (famille et boulot) finissent par stopper l’aventure en 1994. Leur refus d’une compromission avec diverses boites de productions aura peut être eu raison de leur trajet. Vingt ans après sa séparation, le groupe se reformait avec les quatre membres de la line-up d’origine. La formation enregistrait son premier album Live capté au Satellite Café de Roanne. Un disque tout simplement intitulé « Satellite Of Live », titre qui fait non seulement référence au lieu du concert mais aussi au « Satellite Of Love » de Lou Reed.

L’Or@nge Amer est un bar rock comme on n’en fait presque plus. Grand comptoir, belle salle rénovée et scène assez grande pour accueillir un sextet. Pour cette première, l’assistance s’était déplacée en masse. Les City Woodpeckers entamaient les hostilités avec « Baby Open The Door » un rock évoquant The Lyres, rythmique d’enfer et un batteur qui aime en découdre pour une bonne mise en bouche. Même impression avec « Trouble In My Mind » délivré dans une coloration plus psyché. Grand moment avec « Crying On My Own » chanté avec véhémence. Le quatuor assénait « Contortions » et « Jungle Land », titre avec guitare fuzz que ne renierait pas le Velvet Underground. Le chanteur Laurent Frances comble les temps entre chaque morceau avec aisance et indique un changement de cap avec « No Soy Un Tonto », titre hispanique rappelant la Mano Negra. Retour au Rock avec le sombre « Look Around ». Petit retour vers la péninsule ibérique avec « Cuitado » et détour vers le gros son US avec « Princess Mine » et « You Change All The Time », deux titres tirant vers le Boss Springsteen. Premier et seul titre en français avec « Sois Beau Sois Fort » à la tonalité plus ambigüe. Première reprise avec le standard de Bert Russell « Hang On Sloopy » dans une version à mi chemin entre les reprises des Remains et de Rick Derringer et un vocal dont les intonations lorgnent sur le regretté Tom Petty, pour une ambiance de folie.
Le rappel exigé par l’assistance voit le groupe s’attaquer à quelques reprises bien connues « All Day And All The Night » dans une version Garage qui a pour don de chauffer la salle à mort, « Blue Hotel » qui remporte un grand succès auprès du public auvergnat. « Good Boy », « She’s Gone » et « Southern Road » viennent conclure ce concert en beauté.

Antoine Perrier, le sympathique propriétaire de l’Or@nge Amer, prévoit de donner de fréquents concerts abordant les tranches Rock, Blues et Rock Festif. Une initiative louable, chaleureuse. Souhaitons leur bonne route.

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