Chris Foreman, Now Is The Time

Les Disques

Chris Foreman • Now Is The Time • Sirens Records
Le label dirigé par Steven Dolins offre généralement de belles productions auxquelles il convient de s’attarder. Ce label indépendant utilise une trame qui fait office de fil rouge : le piano. Le catalogue Sirens Records a relancé de nombreux pianistes et leur a permis d’enregistrer à une période ou l’industrie du disque ne semble s’intéresser qu’à une chose, l’amortissement.

Stevens Dolins avait permis de remettre au goût du jour des pianistes venus d’univers différents : Detroit Junior, Willie Mabon, Sunnyland Slim, Erwin Helfer ou l’excellent Barrelhouse Chuck pour la partie blues. Le jazz et le gospel sont eux aussi des registres préférentiels du label. Cet album de Chris Foreman, l’un des meilleurs claviéristes de jazz contemporain constitue une petite entorse parmi nos habituelles chroniques, dans ce sens que « Now Is The Time » n’est constitué que d’instrumentaux jazzy. Aveugle de naissance,   Chris Foreman a débuté le piano dès l’âge de six ans, fortement influencé par Jimmy McGriff, il a longtemps joué au sein d’une congrégation religieuse, The St James African Methodist Episcopal. Pilier du Green Mill, Chris s’est produit en trio au sein du Deep Blue Organ Trio. Dans une période plus récente, il a accompagné Kimberly Gordon et Dave Specter.

L’univers auquel nous convie ce délicat organiste nous renvoie vers Rhoda Scott. Foreman se transforme en pianiste sur « Shake A Hand », standard du trompettiste Joe Morris popularisé par Faye Adams (et plus tard par Red Foley, Lavern Baker et Presley). « Lil’ Darlin », œuvre de Neil Hefti, rend un vibrant hommage à Count Basie. Foreman délivre deux clins d’œil à son mentor Jimmy McGriff, avec « Cotton Boy Blues » et « Doggone » avec le guitariste Andy Brown (la version originale regroupait Mel Brown, Bernard « Pretty » Purdie et « Fathead » Newman). L’artiste conclue l’album sur « The Pepper » (titre d’Hank Crawford, ancien arrangeur de Ray Charles), avec la saxophoniste Diane Ellis. Mention à « Lonely Avenue », titre de Doc Pomus, popularisé par Ray Charles en 1956 et repris à toutes les sauces (Joe Cocker, Hendrix,  The Animals, Booker T & the MG’s et récemment par Diana Krall) et « Doggone » pour la participation du guitariste Andy Brown. Ce premier album sous son nom est idéal pour une soirée au coin du feu. Encore une bonne pioche pour Sirens Records.

Le Kingbee

 

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