Cahors : ses vins, son pont Valentré, son festival de blues…

Chroniques de concert

Aller à Cahors pour son festival de blues ! Voilà une idée qui nous a traversé souvent la tête lorsque nous étions en activité. Mais souvent cela entrait en contradiction avec d’autres festivals et nos propres congés annuels. Alors que l’heure de l’inactivité nous place définitivement dans les rangs des pigeons que notre nouveau président veut plumer, nous avons décidé d’aller dans ce chef lieu du Lot si riche en passé.

Nous voilà à pied d’œuvre dans cette ville qui respire le blues (l’allée Johnny Winter en hommage à celui qui quelques jours avant son décès donnait son dernier concert à Cahors ; le marker du Mississippi Blues Trail, deuxième des quelques 160 markers de l’histoire du blues mississippien attribués hors des USA) pour les 35 ans de cette institution qu’est le plus vieux festival de blues hexagonal. Et quoi de plus simple que de vous en rendre compte de manière chronologique.

The Two

Donc en ce 11 juillet pour nous mettre en appétit début des réjouissances en douceur avec le duo suisse The Two. Nous avons eu déjà l’occasion d’évoquer cet excellent duo composé de Thierry Jaccart et de Yannick Nanette (d’origine mauricienne) qui après Sweet Dirty Blues son premier album prépare le prochain prévu pour début 2018. Nous sommes dans l’attente et les quelques morceaux inédits entendus ici ou au Blues au 13 nous mettent en appétit pour l’écoute de ce blues métissé.

Stax Music Academy

 

Stax Music Academy

Derrière se profilent les jeunes de la Stax Music Academy, venus à Cahors (et Bordeaux) cette année fêter les 50 ans de la première tournée STAX  en Europe. Et ces jeunes ne feront pas mentir la devise suivant laquelle la valeur n’attend pas le nombre des années ! Reprenant les succès de leur illustres ainés avec une pêche incroyable, ils allumèrent des tonnes de souvenirs joyeux dans les yeux des spectateurs. Ceux-ci qui ont passé leur jeunesse avec les standards de ces gloires passées évoquaient leur souvenirs agrémentés de rappels aux disques Formidable R&B édités par Atlantic et tant pis si tout cela n’était pas que du Stax ! Quel bien cela fait. Souhaitons que ce premier passage en France en amène d’autres.

Mais le gros de la soirée nous attendait en la personne de Mavis Staples sur la grande scène suivie par Dawn Tyler Watson.

Kathy Boyé et The DTG Gang amené par Mister Tchang les précédait et ouvrait cette soirée toute à l’honneur des femmes ! Est-ce la trop grande économie dont fit preuve Mr Tchang qui contrairement à son habitude semblait ronger son frein, toujours est-il que Kathy Boyé fit ce qu’elle put devant un public qui patientait plus, malheureusement, pour ses suiveuses que pour elle.

Mavis Staples

Mavis Staples

Que dire de Mavis Staples ? Nous ne nous livrerons pas à une concurrence de Wikipédia. De simples mots suffiront à rappeler une carrière commencée en 1950 : Staple Singers, lutte pour les droits civiques derrière Martin Luther King, Volt et Stax pour ses débuts en solo, albums produits et avec Prince, Lucky Peterson ou Ry Cooder,… Elle, qui il y a longtemps a refusé de devenir Mme Dylan se présente sur scène et convainc tous ceux et celles qui ne se réjouissaient pas de ce début de soirée. Le groupe amené par Rick Holstrom guitariste tout en finesse, depuis plusieurs années au service de Mavis, appelle les applaudissements. Jeff Turmes à la basse, Stephen Hodges aux drums connaissent leur répertoires, les choristes Vicki Randle et Donny Gerrard participent depuis plusieurs années aux albums et aux concerts de Mavis. Bref tout ce petit monde est disposé à nous permettre d’apprécier cette femme de conviction au grand cœur qu’est Mavis Staples. Alors de morceaux des Staple Singers à son répertoire plus récent quelques pépites et déjà c’est la fin du concert ! Et nous qui en avions tant encore à lui demander !

Dawn Tyler Watson

Suit Dawn Tyler Watson. Cette canadienne, avec son groupe, le Ben Racine Band dont le leader a lui-même été récompensé du titre de meilleure guitariste, a gagné l’International Blues Challenge à Memphis en février. Ce n’est pas sa première venue en France et elle draine un petit carré de fans (dont nous sommes) qui l’ont déjà appréciée par le passé. Autant dire que la fin de soirée fut torride et ceux qui connaissent Dawn Tyler n’en seront pas surpris. Prenant le public à témoin, le faisant chanter (Smoked Meat), s’adressant au trompettiste et imitant la trompette sur un titre comme elle le fait coutumièrement sur disque (Boozin’ par exemple sur son premier album en duo avec Paul Deslauriers). Bref avec une science maîtrisée de la scène, Dawn Tyler Watson nous a prouvé que sa victoire à Memphis n’était pas usurpée.

 

Le 12 juillet c’était au tour d’Awek de commencer sur la petite scène après une master class animée par Bernard Sellam. Nous ne dirons plus rien sur Awek sinon cela passerait pour du copinage et du cirage de pompes ! Egaux à eux-mêmes, c’est à dire énormes, ils prouvent que nous pouvons être fiers de ce qui se produit au niveau de l’hexagone, et c’est bien ce que le public a ressenti.

 

Robert Lee Colemen

Robert Finley

Lil Joe Burton

Albert White

Alabama Slim

 

 

La Music Maker Foundation Revue ouvrait sur la grande scène et c’est sans déplaisir que nous nous sommes laissés embarquer par les guitares et les voix par ordre d’apparition d’Albert White, Robert Lee Coleman, Alabama Slim et Robert Finley, Lil Joe Burton (ancien tromboniste de B.B. King et que certains ont vu il y a quelques années avec Mudcat) se contentant de jouer le présentateur (en plus du trombone !) sur scène. Mention spéciale à Robert Finley qui vient de sortir un premier album à l’âge de 63 ans (Age Don’t Mean A Thing, on ne saurait dire mieux !) Cet ancien menuisier atteint d’un glaucome et perdant progressivement la vue a trouvé une nouvelle activité et nous ne saurions trop vous conseiller son album paru au début de l’année.

 

Kenny Neal

Kenny Neal

La soirée s’achevait avec Kenny Neal. Là encore peu de surprise tant Kenny connait son métier et le pratique en bon artisan. Nous pourrions presque dire sans se forcer. Basé sur ses derniers albums,  son spectacle sans être déplaisant nous a laissé sur notre faim.  Peut-être est ce parce que ce n’est pas la première fois que nous voyons Kenny et que nous en attendions plus. Il est passé le temps où Kenny se faisait bousculer par Billy Branch et réciproquement et où ils mettaient ensemble le feu ! Mais ne boudons pas notre plaisir et constatons que le public lui était satisfait.

 

Le 13 juillet nous n’avions droit qu’à la petite scène pour la sélection des 4 finalistes qui doivent se retrouver le lendemain sur la grande scène. D’un bon niveau, les demi finalistes sont parmi les nouveaux venus de la scène frenchie qui depuis quelques temps attirent les commentaires de la « presse spécialisée », accrochent les tremplins divers et variés et écument nos festivals. Ainsi se sont succédés sur scène Daddy MT & The Matches (quartet), Do The Dirt (duo), Louis Mezzasoma (solo), Flo Bauer Blues Project (trio), Vicious Steel (duo), King Biscuit (trio), Cory Seznec (trio), Rumble2Jungle (quartet). Disons-le d’entrée, les non qualifiés n’ont pas démérité mais soit faisaient empruntés, mal à l’aise suite à des problèmes de réglages trop rapides, ou pas dans le coup (il y a des jours sans pour tous).

Mais ceux qui ont mis la gomme et ont su cueillir le public, ceux qui avaient peut être le blues le plus efficaces, ceux-là se retrouveront en finale le lendemain sur la grande scène. Nous, nous pouvions disposer de notre soirée pour aller dans les bars en ville à la rencontre des différents groupes se produisant avant le feu d’artifice.

 

Ce 14 juillet, nous avions réservé notre début d’après midi pour assister à la conférence “Musique et paroles du blues” organisée par Jacques Morgantini, accompagné par Tonky de la Peña à la guitare. Vous pensez bien que nous n’allions pas bouder les propos tout en humour de ce grand découvreur (avec sa femme Marcelle) de toute une génération de musiciens qui ont bercé nos oreilles bleues depuis plus de 50 ans. C’était aussi pour nous l’occasion sur la scène du village du blues d’assister à la remise de son Award remporté à Memphis en février, récompensant l’ensemble de son œuvre destinée à la promotion du blues.

 

Jacques Morgantini « keeping The Blues Alive » Recipient 2017

 

Cotton Bellys

Cotton Bellys, Jérôme Perrault

Dans la foulée, les Cotton Bellys attaquent et font leur show. Basé sur leur récent EP 6 titres paru en digital Live Session Vol 1 et sur Rainy Road leur spectacle est entraînant et nous amène à partager leur musique qui devient vite festive et nous participons au chœur de bon cœur sur Three Times et Hard Times. La voix impeccable de Yann Malek en plus de l’harmo, épaulé par Jérome Perrault à la guitare, le feeling  naturel de Christophe Etienne et la métronomie d’Aurélie Simenel font que le public finit par venir au premier rang et remue par cette après-midi bien chaude ! Le public en redemande .

Nous faisons l’impasse sur The Fabulous Trio groupe rockab et rock n’roll d’origine bretonne. Il faut bien se sustenter un tant soit peu pour continuer !

Et du lourd nous attend Tout d’abord la finale avec les heureux élus de la veille. Bénéficiant d’une scène importante, les finalistes vont pouvoir démontrer leur qualité. C’est une excellente initiative de laisser ce début de soirée à ces jeunes groupes démontrant qu’ils peuvent rivaliser avec des figures illustres.

Se sont succédé Daddy MT& The Matches encore meilleur que la veille (ou bien est-ce l’effet de la sonorisation) balancent leur Chicago blues bien carré. Emmené par Mathieu Tessier (voilà pour les initiales MT) les Matches (Christophe Oliveres à la seconde guitare, Olivier Lombardi à la basse et Nicolas Ammollo à la batterie) assurent. Leur blues rentre dedans est très percutant et leur deuxième album Lightnin’ Up mérite plus d’une écoute pour faire ressortir toute la saveur de son caractère profond, ce qui n’est pas surprenant Let’s Strike The Match ! leur premier album nous avait produit la même impression.

 

 

 

Suivant sur la liste des qualifiés Vicious Steel (que nous avions chroniqué il y plus d’un an pour la sortie de leur premier album). Cyril Maguy à la guitare chant et Antoine Delavaud à la batterie redonnent vie au bon vieux blues du delta bien gras. Même si la mode est au post downhome blues, les Vicions Steel dans cette nouvelle formule apparaissent moins empruntés que ce que nous les avions connu. Débarassé des pédales de rythmique au pied, Cyril gagne en maîtrise scénique. Mais cela n’est pas la seule qualité qu’il faille leur trouver. Ecoutez leur deuxième album When The Sky Is Falling Down et vous vous apercevrez par exemple que leur reprise de Long Haired Doney de R.L. Burnside ou des compos comme On Top Of Her n’ont rien à envié à des morceaux de groupes tels Black Keys ou autres White Stripes. Du blues repassé à la moulinette grasse d’un gros rock bien juteux !

 

 

Flo Bauer, troisième retenu de la soirée se représente avec ses deux acolytes, Benoit Seyller à la basse et Pierrot Bauer à la batterie.  Là non plus pas de fioritures. De l’électrique bien fluide.  Et sur scène pas moyen de se camoufler comme sur enregistrement derrière de brillants accompagnateurs (Fred Chapellier, Charlie Fabert, Guy Roel, M-Y Kochmann,…) Il faut donner et Florian le fait plutôt bien. Emportant le public sur un titre en français, Un soir de Blues, superbe de retenu, il termine par une reprise d’Angie des Stones un peu longue. Mais l’ensemble envoie du bois. Sans les cuivres, avec ses deux accompagnateurs à la rythmique, Florian dont la voix fait merveille semble encore un peu emprunté et réservé. Ecoutez son album FBBP  and Guests et vous verrez que le blues peut avoir un avenir en France.

 

 

Derniers à se présenter,  Rumble2Jungle. Le nom de Rumble2Jungle vient du combat de boxe de 1974 à Kinshasa opposant Muhammad Ali et George Foreman, un combat entré dans l’histoire de la boxe. Alors pas besoin de vous faire de dessin, il faut de la gnaque, du peps, du mordant pour être à la hauteur d’un blaze pareil. Mais vous ne connaissez pas Kissia San en meneuse endiablée. Eddy Leclerc (guitare) Sébastien Richelieu (basse) et Paul Héroux (drums)  n’ont plus qu’à suivre.  Débordant de punch, Kissia entraine le groupe vers des limites funk rock énergétiques. Et ce soir c’est encore mieux que la veille ! Lui manque les gants à cette nana tant la scène ressemble d’évidence pour elle à un ring ! Achetez leur Album R2J et vous me direz si vous ne bougez pas vos fesses sur The Next Round, Plea, Small Town Girl ou Grand Pa Jack ! Au cas où, nous remboursons la prescription, s’adresser au Dr pour toute réclamation !

Pour finir, le prix Cahors Blues Festival, le prix Billy Bob’s Disney Village et le prix Benicassim sont attribués à Rumble2Jungle. Les Prix European Blues Cruise et Toulouse Blues Society reviennent à Flo Bauer Blues Band. Les prix France Blues et Cahors Villa Malbec sont pour Daddy MT and the Matches et Vicious Steel gagne le prix All That Jazz.

 

Sophaï et Johnny Gallagher

 

Johnny-Gallagher et Bernie Marsden

Après cette longue intro française, nous avons attendu un bon moment la suite. Johnny Gallagher & The Boxtie Band et leurs invités commencèrent leur concert à 23 H 15 avec un bon quart d’heure de retard. Nous étions très suspicieux vis à vis de Johnny Gallagher affublé de l’étiquette Blues Rock et qui plus est de l’appui des bikers harleysiens. N’en déplaisent à nos amis motards ou bikers, ceux-ci n’ont pas l’habitude de prendre leur thé, petit doigt relevé, pouce et index retenant très souplement l’anse de la tasse, le tout reposant sur une soucoupe en porcelaine de Limoges, en écoutant du Dalida ou de la musique classique. Or, méfiant, nous étant trouvé au cours de concentres à évoquer les gouts musicaux de ces amis, ceux-ci vont plus vers la musique du Hellfest arrosée à la bière (ou quand on n’avale pas le bitume, au bourbon). Donc prudent mais muni de notre pass, nous en voulions pour notre argent.

Donc début tardif du monsieur qui commença par quelques notes de la Marseillaise. Les débuts ne nous ont pas transcendé. Lourd, un brin roboratif, le rock de Johnny Gallagher n’est pas plus mauvais que bien d’autres. Il a même une certaine efficacité et mélange cover et titres perso. Arrive Sofaï qui même sur des standards comme Rock Me Baby n’embarque pas le morceaux. Se pointe alors Bernie Marsden, ancien guitariste de Whitesnake et qui depuis navigue dans la catégorie Deep Purple MarK XXVI ou XXVII ! Bref nous redoutions le pire. Et là, surprise ! Epaulé, emporté par la guitare de Marsden, nous avons eu droit à toute une série de reprises y compris de morceaux de Bernie et l’alchimie s’est produite ! Soutenu, épaulé et emporté par cette confrontation, Johnny Gallagher nous a livré toutes ses capacités de guitariste. D’accord, cela ressemblait davantage à un florilège de covers aux airs de hard rock seventies. Les deux buveurs de pinte que nous avions sur scène nous ont montré ce que pouvait être du blues rock à enregistrer dans la catégorie j’aime pas mais ça j’aime bien ! Pas de fioritures pas de branlage de manche pendant des quarts d’heure, des réponses et des échanges rapides entre les deux protagonistes.

Bref, coincés par le tricotage des guitares, nous avons été emporté par cette ambiance 30, 40 ans plus tôt ! Nous écoutions déjà du blues. Nous ne l’appellions pas comme ça. Nous nommions cela du rock. Nous n’avions pas des dizaines de termes pour cataloguer, classifier ces groupes. Nous étions tous à nous échanger nos galettes, à les dupliquer déjà (eh oui, les petits détourneurs de MP3 n’ont rien inventé, nous étions des artisans avec nos cassettes) à fraterniser autour, autour de quoi au fait ! ? Bref nous étions jeunes et nous écoutions du blues, du rock, et nous pouvions nous laisser emporter par des guitares southern, par les tricotages de Camel ou de Whishbone Ash,… par exemple…

Et tout d’un coup, il est 1H 45 du matin ce 15 juillet, nous n’avons rien pris pour planer (enfin pas tous, dans l’assistance il y en a quelques uns qui s’envoient un peu de cadurcienne certainement) et le voyage temporel nous a transporté d’un temps à l’autre. Comme les deux frontmen, nous avons pris quelques kilos sur les hanches et ailleurs, les rondeurs sont là et plus ou moins bien assumées. Alors quoi, le blues c’est vraiment une musique de vieux ?

– Que nenni, mon cher, regardez ce soir, j’ai retrouvé mes vingt ans

– Et vous croyez que c’est encore de votre âge de participer à un pareil tapage alors que les chafouins, les braves gens…

– n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux.

Bref, vous l’aurez compris il est bien dommage que des enregistrements de pareilles soirées ne soient pas commercialisés. Cela ressusciterait les rockeux mal portants, réduirait les visites aux toubibs, tiendrait lieu de médecine de jouvence (n’oublions pas que nous sommes chez le docteur blues) et réduirait par contre coup le déficit de la Sécu. Allez, gamin refile moi une taffe !

 

Le 15 Juillet, remis de notre soirée tardive ou matinale c’est au choix nous attaquons avec les Pathfinders composés pour l’occasion de Max Genouel (guitare) Hugo Deviers (batterie) et Igor Pichon à la basse. Accompagnant Lil’lOu Hornecker à la voix, les musiciens que nous avons eu l’occasion de voir dans plusieurs projets autour de la région de Nantes se défendent plus que bien. Attendons la sortie d’un nouvel album avec un personnel stabilisé.

The Pathfinders

 

John Nemetz

Vient derrière John Nemeth en combinaison de travail qui a tenu à venir jouer à Cahors même sur la petite scène (Ça te donnes une idée de l’importance de ce lieu dans l’esprit de certains musiciens américains). Passons sur sa carrière. Aujourd’hui, installé à Memphis, il en symbolise depuis quelques années tout le renouveau tant par sa voix et son jeu d’harmo que par son esprit d’ouverture. Voix blanche du Sud il est aussi à l’aise dans le blues que dans la soul (cf. Soul Live et Blues Live publiés en 2012). Aujourd’hui entouré par Fabrice Bessouat à la batterie, Antoine Escalier à la basse et Anthony Stelmaszack à la guitare, il peut se laisser aller à ses morceaux sans retenue, aussi bien à l’harmonica chromatique que diatonique, Anthony étant là pour mettre en valeur ses arpèges ou sa voix suivant les morceaux. Le public se met à bouger et à danser devant la scène. Ravi et conquis, il en redemande. John invite Angel Forest à le rejoindre ainsi que Max Genouel et celui-ci restera jusqu’à la fin. Un moment extraordinaire dont a bénéficié tout à chacun gratuitement.

Sur la grande scène, était programmé le concert d’Angel Forest. Nous n’avons pas accroché autant le dire de suite à ce spectacle. Accompagnée par 3 guitaristes dont le mari d’Angel à la guitare acoustique (que nous n’avons quasiment pas entendue à part sur l’intro de Me and Bobby McGee) Trop lourd, le son du groupe contraignait la chanteuse à hurler plus qu’à chanter. Seule fausse note sur ce festival.

 

Angel Forrest

 

Mister Sipp

 

Et pour finir nous avons eu Mister Sipp. Accompagné par John Flanaghan à la basse et Akeem Frieson à la batterie, le spectacle en trio est bien rodé. Nous avions eu l’occasion de les voir à l’automne dernier et les ingrédients sont là. Mélant compos personnelles et reprises qui donnent la perspective dans laquelle s’inscrit Castro Coleman de son vrai nom (B.B. King Otis Redding, Wilson Pickett,…) Castro Coleman n’est pas seulement un bon faiseur, c’est également un showman capable de partir dans le public pour un long solo ou de faire un pas de canard sur scène en référence à qui vous pensez. Bref du bon, du très bon.

Pas d’au revoir il y en aurait eu trop. Et à nouveau sur la route pour de vrais vacances encore musicales mais c’est un autre sujet. Allez merci Robert pour cette excellente édition et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures.

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Serge Sabatié
photos © Miss Béa

 

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