Burnin’ Wire On South Lamar, dans les bacs le 6 octobre !

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Awek – Burnin’ Wire On South Lamar
Cette sixième galette du combo toulousain Awek devrait normalement atterrir dans les bacs de vos disquaires le 6 octobre 2007. Lors d’une récente rencontre, les quatre musiciens semblaient satisfaits du résultat, confiants du travail bien fait avec toutefois quelques légers doutes, comme toujours lorsque qu’un album vient de passer sous presse. Autant le dire sans préambules, ce magnifique digipack risque bien d’être celui de l’apothéose. L’album précédent conjuguait sessions studio et Live et permettait d’intégrer parfaitement l’harmoniciste Stephane Bertolino, dernier arrivant d’un groupe qui a longtemps tourné en trio. Mais déjà les Toulousains avaient frappé les esprits par leur puissance vivifiante.
Ce « Burnin’ Wire On South Lamar » a donc été enregistré lors d’un périple à Austin. Ici, pas de surproduction, comme la ville texane en fournit parfois ; enregistré en trois jours au Wire Recording par Stuart Sullivan, produit par Nico Léophonte, ce disque conjugue des registres différents comme le Chicago Blues et le West Coast au travers 14 plages. Ce qui frappe d’emblée c’est la qualité des originaux (13 titres) qui ne dénaturent en rien l’époque de l’âge d’or du West Coast, malgré un apport et un son relativement novateur. L’album bénéficie en outre de la collaboration de Mark Kazanoff au sax sur deux titres, de Bob Feldman (lead guitar) présent également sur deux morceaux, tandis que Mick Connelly participe au piano et aux claviers à sept titres.
Il nous paraît complexe de ressortir un titre plus qu’un autre, le judicieux mélange Chicago Blues, West Coast, Jump nous permet une absorption commode et coulante du contenu. On retiendra cependant plus particulièrement « Don’t Call Me Sugar » titre d’ouverture, les deux instrumentaux « Kiki », « Yes Sir Yes Sir » avec emploi du chromatique, « Four Time » langoureux et poisseux à souhait, l’excellente pièce Rockandrollesque « Can’t Get Enough » et ses choeurs ainsi qu’à l’unique reprise du disque « You Don’t Have to Go », standard du couple Reed époque Vee Jay. Notre préférence ira cependant à « Come Back Baby » superbe ballade blues nashvillienne comme en produisait jadis Ted Jarrett ainsi qu’au lancinant « Don’t Know Much About Love » qui pourra faire penser à Little Charlie époque « Big Break ».

Au niveau de l’orchestration, de la prise son et des arrangements, signalons l’excellent soutien et participation de Jim Wilson à l’engineering, sans oublier Jean-Marc Labbé et « Kaz » Kazanoff pour la section cuivre. Mention surtout à ce quatuor qui arrive à mon sens à pleine maturité avec Bernard Sellam guitariste inspiré et aérien, chanteur puissant, sincère et convainquant ; une section rythmique chevronnée parfaitement en place avec Joël Feron à la basse et Olivier Trebel aux fûts et enfin un brillant et pétulant harmoniciste à savoir Stéphane Bertolino. Les nombreuses heures passées sur scène, de même qu’une certaine complicité et connivence les amènent à nous offrir un des disques parmi les plus aboutis de l’année. Ce disque devrait remporter une forte adhésion auprès des amateurs des Fabulous Thunderbirds, Nick Curran et consorts. Une réussite totale qui parvient sans difficulté à rejoindre le niveau des meilleures productions américaines. Pour conclure, on signalera l’emballage et la conception d’un digipack bien sympathique.

Le Kingbee

PS : Un alternate surprise est proposé à la fin du disque, il suffit de laisser passer le dernier titre d’environ une minute.

 

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1 Commentaire
  1. jerome.travers 11 années Il y a

    Un superbe album effectivement, le groupe signe de très bons titres. Pour ma part, j’ai un faible pour la plage n°4 qui offre une volute rythmique impressionnante rarement entendue chez d’autres, comment ont-ils fait ça ?
    Outre le style Chicago ou Jump pour moi ce disque est typiquement Texan et quand les cuivres s’y mettent ça sonne « RoomFull Of Blues » de la meilleure époque… L’album électrique de l’année !
    Bravo messieurs !

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