Bobby & Sue, les revenants

Les Disques

Bobby & Sue – I’m dead, thanks for asking – Coop Breizh
C’est vrai que j’étais encore sous le choc de leur « Wonder Why » qui hantait mon Iphone depuis deux ans et que j’écoutais épisodiquement quand j’avais besoin de me replonger dans une certaine ambiance bleue… Alors, bien heureux que nous sommes, le jeune duo a la bonne idée de confirmer tout le bien que nous pensions de leur musique et de leurs prestations en nous offrant cette nouvelle invitation aux voyages : un second Cd : I’m Dead , Thanks for asking.

Eux, les revenants ! Ils en ont fait du chemin depuis le tremplin BSS de Mantes où je les avais laissés. Depuis, pour eux, Le festival « Les Jeunes Charrues », le Québec, le Sénégal… Bon, je vous fais pas le coup des présentations, c’est clair vous connaissez : Violaine Fauquet et Brendan De Roeck aka Bobby and Sue. J’ai une sacrée flemme moi, et puis quand tu entends ça, t’as envie de bosser la gratte. alors, vous n‘avez qu’à relire ma précédente chronique

La première chose que nos amis confirment avec cette nouvelle livraison c’est leur attachement à la forme la plus classique du Piano/Voix qui vous emmène vers l’obscur de l’âme sur des rengaines à la Bertolt Brecht ou à la Tom Waits : cette belle désespérance (européenne) qui fait le beau jeu d’artistes complets… C’est avec cette formule que le jeu, la scène, le supplément d’âme théâtrale prennent toute leur mesure. Sue y est vraiment à son aise pour jouer les premiers rôles. Elle vous captive, vous attache au souffle de sa voix.

Qu’est-ce que je disais moi, ah, oui : Les deux premiers actes : « I’m Dead, thanks for asking » et « The empty Village » démontrent que Bobby et Sue n’oublient jamais l’essentiel de la mélodie et qu’ils laissent faire simplement la chanson.

« The Wrong Subway » la véritable perle de l’album, chanté en duo total, représente le style personnel du duo. On se souvient de l’alchimie du premier CD… Puis, viennent les blues plus classiques « Bloody Star » sur lequel Brendan nous envoie avec feeling au maître Kenny Burrell, « Lady in the Box » et sa guitare douce, caverneuse qui pompe joliment sur le swing, jusqu’au relâchement de « Angela Tears » plus Bossa, plus léger, l‘histoire d’une fleuriste à qui personne n’offre des fleurs… que du plus… Je ne suis pas très objectif avec ces deux là !

On aurait aimer avoir la transcription des lyrics pour mieux plonger dans les histoires originales de « I’m Dead, Thanks for asking » (les paroles sur le site… une bonne idée, non)…

I’m Dead, Thanks for asking : c’est un blues empli de modernité ; aérien mais profond ; simple mais brillant. Violaine et Brendan démontent qu’ils ne sont pas des bêtes de concours à tremplin, mais bien des artistes complets qui maîtrisent leur univers musical avec ce petit quelque chose en plus…

Sortie officielle le 5 février

http://www.bobbyandsue.com

Jérôme Travers

 

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