Bobby Rush, Porcupine Meat

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Bobby Rush • Porcupine Meat • Concord / Socadisc
Est-il encore besoin de présenter Bobby Rush, le roi du Chitlin’ Circuit tel qu’il sa qualifie lui-même, qui entretient avec l’Europe des rapports quelque peu conflictuels ?

Rappelons, pour mémoire qu’à Utrecht, il connaissait un bide retentissant car après quelques minutes de concert, la salle se vidait de façon complète et rédhibitoire, le laissant seul avec ses musiciens, sa danseuse et ses facéties qui ne faisait, lors, rire personne. Le couvert fut remis en 2002 à Cognac où il déclencha une polémique sur le respect dû à la gente féminine et d’un point de vue global à l’image, qu’il écornait en vieux macho, de la femme.

En 2007, il produisait un enregistrement de Luther Allison daté, soit disant de 1958 avec le titre Hideaway de Freddy King bien des années avant que celui-ci n’enregistre le morceau en question. Depuis Thomas Ruf, le patron du label sur lequel était enregistré le disque, a révélé qu’il s’agissait d’une arnaque mais des encyclopédies dont Wikipédia, mentionnent cet enregistrement de 1958 comme étant le premier enregistrement de Luther Allison qui n’est plus là pour se défendre. Pour finir, même si cela parait anecdotique mais révèle toutefois et à tout le moins, quelque peu le caractère du personnage, interrogeons-nous sur l’âge du sieur Bobby qui navigue, tel celui d’une courtisane en mal d’amour entre 78 et bientôt 83 ans.

A sa décharge, on peut se souvenir de ce Bobby Rush sympathique et touchant dans le film « The Road To Memphis « dans la série sur le blues produite par Martin Scorsese.

Et en ce qui concerne ce présent disque, il est plutôt réussi en regard des précédentes productions de Rush. Il a su s’entourer. Vasti Jackson et non Johnson comme mentionné sur le disque, figure sur le titre éponyme. Joe Bonamassa sur Me, Myself and I, un titre un peu mégalo à l’image du personnage. Dave Alvin sur It’s Your Move et enfin Keb’ Mo’ sur Nightime Gardener.

Le CD démarre sur les chapeaux de roues avec « I Don’t Want Nobody Hanging Around ». Il se poursuit par le tonitruant « Porcupine Meat » qui porte le titre de l’album. « Got Me Accused » ne démérite pas dans le lot. « Snake In The Grass » qui ressemble à une histoire vécue prend la suite avant le funky à souhait Funk ‘O De Funk. Vient ensuite le « Me, Myself and I » où l’harmonica de Bobby Rush s’oppose en duel avec la guitare de Joe Bonamassa avant le morceau à la tonalité plus classique « Catfish Stew ». Les deux titres suivants voient les présences respectives, nous l’avons déjà dit, de Dave Alvin et de Keb’ Mo’.

Le désopilant I Think Your Dress Is Too Short fait son apparition avant Standing on Shaky Ground et au funky I’m Tired.

Le tout donne un album plaisant à la tonalité funky. A réserver, toutefois, à un public autre que celui d’Utrecht…

Welcome BobbyRushBluesMan.com

 

 

Claude Dannic

 

 

 

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