Bob Corritore and Friends

Harmonica

Bob Corritore and Friends • Don’t Let The Devil Ride ! (Southwest Musical Arts Foundation/ Vizztone label group)
Chaque sortie d’album de l’harmoniciste Bob Corritorepeut être considérée comme un évènement gage de réussite. Voici que le bonhomme nous revient avec un nouvel opus, une galette qui bénéficie de l’apport d’une sacrée brochette d’invités : au gré des pistes on retrouve le batteur Marty Dotson (présent sur six titres) mais aussi Brian Fahey, Rene Beaveret Malachi Johnson. Troy Sanders, Kedar Roy, Patrick Rynnet Bob Strogerse succèdent à la basse tandis que la partie piano voit défiler Fred Kaplan, le vétéran Henry Grayet Bob Welch. La liste des guitaristes invités n’est pas en reste et pourrait faire rêver : Rockin’ Johnny, Illinois Slim, Chris James, Johnny Rapp, Jimi « Primetime » Smith, Junior Watson, Big Jon Atkinson, Bill « Howl-N-Madd »  Perryet Danny Michel. Le rayon micro regroupe le méconnu George Bowmanmais aussi quelques pointures : Tail Dragger, Sugaray Rayford, Willie Buck, Alabama Mikeet Oscar Wilson. En clair pour jouer au coté de l’harmoniciste on s’est bousculé au portillon.

Force est de constater que ce nouvel opus est magnifique, bien produit et interprété comme s’il s’agissait d’une pièce d’horlogerie où tout serait millimétré. Parmi les douze pistes du CD, « The Glide » bénéficié au chant de l’apport de Sugaray Rayford, toujours aussi impressionnant. Jadis interprété par Albert King sur l’album « Born Under The Bad Sign », « The Laundromat Blues » est judicieusement remis au goût du jour avec le chant de toute beauté  d’Alabama Mike et des jeux de guitare et d’harmonica se mariant impeccablement. Autre grand moment avec « Don’t Let The Devil Ride », un gospel du Révérend Oris Mays,  jadis repris par Brother Joe May, Neal Robertson, Bishop Manning ou Lucinda Williams. Une véritable tuerie !

Sugar Rayford se montre encore époustouflant sur « Steal Your Joy » avec un Bob Corritore impérial à l’harmonica. On reste sur le même calibre avec « I Was A Fool », une compo de George Bowman qui nous plonge dans une ambiance Soul Blues du meilleur tonneau avec passage à l’harmonica chromatique. N’oublions pas l’excellente interprétation de « Tell  Me Mama », un classique de Little Walter gravé pour Checker Records.

Les autres titres sont tous d’un niveau similaire, Bob se montre comme un poisson dans l’eau aussi bien sur les titres de Blues Rural que sur les pièces plus urbaines. Malgré le nombre d’intervenants, l’harmoniciste nous tisse ici un patchwork au répertoire effroyablement cohérent. Si vous écoutez  « Went Home This Morning », une œuvre de Willie Buck en ouverture,  vous vous demanderez si Whispering Smith n’est pas revenu d’entre les morts pour apporter son obole lui aussi. Un album plein de feeling, sincère et authentique fortement recommandé.

 

Henri Mayoux

 

 

 

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