Blues voices

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The blind boys of alabamaSpirit of the century
Les Blind Boys chantent depuis 1939. Dans ce disque, ils revisitent des classiques tels «Nobody’s fault but mine» ou encore «Motherless child», mais ajoutent à leur palette des titres comme «Jesus gonna be here» ou «Way down in the hole» de Tom Waits, «Give a man a home» de Ben Harper ou bien encore «Just wanna see his face» de Jagger / Richards. Ajoutez à cela une prise de son fantastique et la participation d’instrumentistes comme John Hammond, David Lindley ou Charlie Musselwhite ainsi que le bassiste anglais Danny Thomson et Michael Jerome à la batterie et vous obtenez un disque d’une rare intensité et d’une rare beauté que tout amateur de blues se doit de posséder.

« Nous sommes revenus à notre vieux style sur ce nouvel album » annonce le leader et fondateur des Blind Boys, Clarence Fountain. Nous nous sommes replongés en 1939 alors que nous étions étudiants au Talladega Institute pour les aveugles en Alabam. C’est là que nous avons commencé à chanter dans la chorale masculine de l’école.

« La plupart de nos chants étaient d’inspiration blanche comme nos profs d’ailleurs, mais nous avons commencé à écouter de la musique noire gospel à la radio comme le Golden Gate Quartet ou les Soul Stirrers. Mon pote et moi avons donc décidé de former notre propre groupe et de chanter comme eux en harmonie à quatre voix. Au départ, nous avons commencé à tourner sous le nom des « Happy Land Singers » et un promoteur nous a adjoint un autre groupe le « Jackson Harmonies » du Mississippi. Nous étions alors plus connus sous le nom des Blind Boys of Alabama ».

Le nombre de chanteurs du groupe a fluctué souvent, et aujourd’hui on retrouve sur l’album deux membres de l’ancienne époque Jimmy Carter et George Scott. Les Blind Boys ont enregistré pour de nombreux labels depuis 1940 Specialty, Savoy, VeeJay, Nonesuch, House of Blues et à la fin des années 80, ils ont participé activement à un spectacle appelé The Gospel at Colonus qui leur a apporté un succès important en particulier auprès d’un public blanc. «Nous voulions toucher le plus d’audience possible à travers le Gospel». Aujourd’hui les Blind Boys tournent régulièrement dans les festivals, centres culturels, églises et même nightclubs partout dans le monde. C’est à la suite d’un spectacle que l’idée de ce disque pris forme. Lors d’ une tournée appelée Highway 61, les Blind Boys et John Hammond se retrouvaient sur scène pour le standard « Motherless Child » et nuit après nuit, devant le succès , il fut décidé de réunir ces deux forces en studio. L’album fut enregistré en Mars 2000.

«Nous n’avions rencontré que John Hammond et Charlie Musselwhite, mais le courant est vite passé avec les autres musiciens. Et nous avons tout fait pour travailler en respect mutuel de chacun ce qui s’entend assez bien sur l’album »

«Le plus important challenge était d’amener les chanteurs vers des chansons actuelles » explique le producteur John Chelew. En effet, les Blind Boys se refusent à interpréter des chansons dont ils ne comprennent pas les paroles «nous ne sommes pas des robots » dit très clairement Clarence Fountain et il ajoute, la superficialité de certaines chansons actuelles est très éloignée des traditions Gospel. David Lindley brillant joueur de guitare et autres instruments exotiques à cordes, frère de sang de Ry Cooder (c’en est même troublant sur cet album) explique que lorsqu’on lui a demandé ses tarifs pour ces séances, il a rétorqué qu’il devrait lui plutôt payer pour participer à ce projet.

Chronique réalisé par Johnny Guitar

 

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