Bell, bluesmen de père en fils

Les concerts

Lurrie Bell au Méridien Paris le 19 juin 2004
Lurrie Bell demeure un des meilleurs guitaristes blues. Malgré quelques problèmes personnels qui semblent enfin prendre fin, Lurrie est musicalement doué, on sent l’influence de Buddy Guy époque Vanguard. Surtout ce guitariste de Chicago ne tombe pas dans un registre démonstratif. Lurrie est largement supérieur à tous ces guitar–heroes conçus par le show business et les radios FM, dans un style qui évoque le West Side Sound…

Lorsque j’arrive au Méridien, Lurrie est installé au bar, il signe des autographes. Je lui tends le Soul Bag 172 où il est en couverture, j’ai le droit à ma petite signature. Il me demande si j’écris pour le bag et je lui indique modestement le site du Doc. Lurrie est manifestement plus à l’aise que d’habitude, moins renfermé, plus avenant…

Pour ce concert Lurrie est accompagné de Willie « Vamp » Samuels à la bass. Willie est une superbe complémentarité pour Lurrie. Il est décontracté, souriant et sympa, musicalement très au point avec une légèreté dans son jeu de rythmique. La batterie est tenue par Robert Carter (déjà entendu avec Liz Mandville, Steve Freund et John Studebaker) On pourrait supposer qu’il débarque de Londres (cheveux longs, lunettes costume cravate) mais Bob est originaire de Chicago. Bref cela nous donne une section rythmique d’enfer mais qui sait restée sobre. Les ivoires sont eux tenus par Tom (n’étant pas sur de son nom, je me contente de son prénom) qui vient lui aussi de Chicago. Tom arrive à adoucir les notes parfois plaintives de Lurrie, et se montre excellent sur les rares solos qu’il entreprend. Le répertoire va être composé de standards du Chicago blues où les musiciens se montrent à leur avantage. La voix de Lurrie est expressive, légèrement voilée mais me semble moins heurtée, moins plaintive que par le passé. Il se montre particulièrement à l’aise sur « You got me dizzy » (J.Reed), « Honey Bee » « 700 Blues ».

Puis Lurrie annonce l’arrivée de Carey Bell. Papa commence au diatonique, il semble heureux de jouer avec son fils, et plaisante avec Vamps. Carey est aussi excellent au chant avec une voix plus grasseyante que Lurrie. Il excelle aussi au chromatique, grâce à des effets de bouche tout simples et une altération surprenante. Carey surprend même ses compagnons, lorsqu’il décide de mettre fin à un morceau avant la fin.
Un excellent concert qui laisse présager de futurs bons moments à tous ceux qui seront présents à Cognac.

Note Je remercie particulièrement Willie « Vamps » pour sa disponibilité et sa contagieuse bonne humeur. Enfin pour rappel, Carey Bell a participé à l’enregistrement de « King of the jungle » d’Eddie C Campbell en 1977, album qui fait date pratiquement indispensable (même si j’ai horreur de ce terme).

Le Kingbee

 

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