Baskery au One Way

Chroniques de concert

Pendant longtemps, ce trio suédois composé des trois sœurs Bondesson a joué avec Papa Bondesson sous le nom de Slaptones. La formation familiale n’a visiblement laissé que de bons souvenirs partout où elle était passée. Le public hexagonal avait pu les apprécier en 2005 lors d’un passage à l’Olympia en première partie de Brian Setzer qui avait remarqué le groupe bien avant tout le monde. L’ensemble avait aussi été convié au Festival de Cognac 2007 et les impressions laissées par ces scandinaves ne se résumaient qu’en un mot : Louanges !
Désormais c’est en trio que Greta (banjo, harmonica, guitare et swamp box), Stella (contrebasse), et la benjamine Sunniva (guitare et lead vocal) évoluent. Les Baskery ont pris leur envol.
Longtemps cantonné dans un registre blues roots et rockabilly rural, le groupe propose maintenant un répertoire assez vaste, oscillant entre folk, americana, country appalachienne, rock et blues rural, le tout enrichi par des compositions personnelles et de beaux textes. On comprend mieux pourquoi la Suède est le troisième exportateur mondial de l’industrie du disque.


Les soeurs Bondesson sur la scène du Oneway

C’est donc au One Way le 12 juin 2008 que les Baskery commençaient leur mini tournée en France (tournée qui comprenait aussi des passages à Regneville, Tullins et Avoine). Autant ne pas tourner autour du pot, le concert du One Way était à l’image de leur tout récent cd « Fall Among Thieves », une réussite totale. C’est bien la combinaison des trois instruments qui attire d’entrée : une contrebasse parfois slappée, une guitare acoustique qui fait office de rythmique, et surtout du banjo sliddé qui donne un son bien crade, graisseux à souhait. Greta joue également sur une résonator et pratique l’harmo-porté, ce qui permet de donner quelques petites touches folk et swamp rock. Pendant plus de deux heures, les trois suédoises vont égrener leurs nouveaux titres ; l’impression en Live confirme l’album : c’est du tout bon !

Dans une salle comme le One Way, c’est bien sûr les morceaux pêchus et rythmés comme « Here To Pay My Dues », « Why Don’t Ya » et l’impayable « Haunt You », titre qui emporte tout sur son passage, qui laisseront le meilleur souvenir ; tandis que « On Horse Down » frôle le folk psyché, le public apprécie le passage de Greta à la guitare sur « On a Day Like This ». Les ballades et les titres appalachiens ont aussi le mérite d’apporter un peu de calme et de sérénité ; c’est surtout sur les morceaux doux ou en mid-tempo qu’on peut se rendre compte de la qualité des voix. Là on baigne en pleine close harmony, et la filiation des trois musiciennes y est naturellement pour quelque chose.
Un concert dont on se souviendra, il est juste dommage que les gens aient préféré regarder le foot à la télé, à moins que « Maigret » n’ait eu raison des hésitants.

http://www.myspace.com/baskery


Kingbee

PS : Remerciements à M. Alain Leclerc (Association Blues Qui Roule) pour le contact.

 

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