Bachman Turner Overdrive

Portrait

Bachman Turner OverdriveLive – Delta Music
J’ai toujours voué à Randy Bachman une grande admiration, un peu la même qu’à George Thorogood, principalement parce que ces deux là n’ont jamais changé leur fusil d’épaule. Les changements de musiciens peu nombreux, les longues tournées sur le circuit US et canadien, une musique de bûcheron relativement élémentaire il faut bien l’avouer, et des spectacles scéniques hallucinants misant sur certains effets auront permis à cette formation de conquérir un gros public non seulement sur le territoire américain mais aussi en Europe et au Japon. Accessoirement sans tomber dans une surabondance de chiffres, le groupe a quand même dépassé les dix millions d’albums vendus. On peut dire qu’avec Hank Snow, il s’agit là de la meilleure contribution canadienne dans le marché musical US (on laissera de côté Mmes Dion et Twain étant entendu qu’ici on parle musique).

Historique : Après avoir fondé Guess Who en 1965, Randy Bachman quitte la formation malgré le succès du single « American Woman » qui restera numéro 1 pendant trois semaines consécutives. En 1970, il fonde Brave Belt qui se transforme en 1972 en Bachman Turner Overdrive suite au départ de Chad Allan, remplacé par Tim Bachman (guitare). A cette époque le groupe se repose sur Randy, Tim, Robbie (le troisième frangin) à la batterie, et du bassiste CF Turner. A partir de 1973, Fred Turner se charge du chant tandis que Randy et Tim se contentent d’assurer les harmonies vocales et éventuellement d’en découdre sur la scène ; car ces gens là ont l’habitude de « mouiller le maillot ». Le groupe enregistre aux studios RCA à Toronto un premier album intitulé simplement « BTO I » suivi d’un « BTO II » mais c’est véritablement l’album « Not Fragile », gravé à Seattle pour Mercury, qui emporte tout sur son passage avec « You Ain’t Seen Nothing Yet » qui décroche la timbale en devenant Number One un peu partout, sauf en France. En 1974 Tim qui souhaitait se consacrer à la production est remplacé par Blair Thornton, auteur de « Free Wheelin’ » en hommage à Duane Allman. En 1977, Randy quitte la formation pour une carrière solo ; la formation commence alors à tomber dans une impasse masquée par de rares succès. Les années suivantes seront marquées par quelques brouilles juridiques concernant l’utilisation abusive par les uns et les autres du sigle BTO, véritable marque de fabrique du groupe. En 1986, Randy, Tim Turner et le batteur Gary Peterson (un vieux complice de l’époque Guess Who) reforment le band pour une tournée aux USA et au Canada. A noter que si la formation existe toujours, les membres fondateurs n’en font plus partie et l’esprit, l’efficacité et ce son lourd basé sur une ligne mélodique sont partis avec eux.
En 2002, le label MVD a publié un DVD de Randy Bachman en acoustique, dans lequel Randy revenait avec humour sur les années BTO devant un public fervent. En 2004, Randy Bachman publiait en compagnie de Duke Robillard, Jay Geils et Gerry Beaudouin le cd « Jazz Thing » qui comme son titre l’indique était orienté sur le Jazz.

Bachman Turner Live : Dix-huitième album du groupe sans tenir compte de certaines éditions canadiennes et japonaises. Alors que le groupe n’existe plus sous son entité originelle, le label Delta Music a raflé les fonds de tiroirs pour nous dénicher ce Live in Chicago enregistré en mars 1974. On y retrouve les trois frères Bachman épaulés par Fred Turner à la basse. On passera sur la pochette intérieure, proche de l’austérité la plus complète. Les 10 titres du contenu ont bien été gravé lors d’un concert en mars, hormis le titre d’ouverture « You Ain’t Seen Nothing Yet » qui semble avoir été enregistré dans un bar. Sur les dix plages proposées on retrouve quelques morceaux phares comme « Roll on Down the Highway », « Takin’ Care of Business », « Hey You » et enfin « Sledgehammer » qui figurera sur l’album « Not Fragile ». Rien d’exceptionnel en soit me direz vous, puisque les 7 premiers morceaux figurent dans un autre disque retraçant un autre concert, mais le plaisir de soulever l’existence d’un cd qui risque de passer un peu trop inaperçu et aussi de rappeler, sans nostalgie aucune, un groupe qui a à son actif quelques bons albums peu Bluesy certes, mais qui ont gardé des effluves de spontanéité, de générosité et d’authenticité et a surtout marqué une époque.

Le Kingbee

 

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