Awek, enfin riches et célèbres ?…

Les Disques

Awek – Rich And Famous – Autoproduit
La huitième galette du combo toulousain risque bien de provoquer une vague bleue. Si leur précédent opus « It’s Rolling » avait recueilli les louanges de la presse hexagonale et internationale, nul doute que celui-ci devrait récolter pour le moins autant d’éloges. Produit par l’harmoniciste Mark Hummel et enregistré en Californie par Chris «Kid» Andersen, ce «Rich And Famous» s’inscrit dans la continuité des précédents albums.
Sans doute faut-il voir dans le titre un ironique clin d’œil à l’émission TV américaine et sa ribambelle de pseudo vedettes.
«She Turns Me On» met d’entrée l’eau à la bouche avec un tempo qui devient vite obsédant. «I Wanna Be Your Man » distille un tempo lent, mené par l’harmonica collant de Stéphane Bertolino, Lisa Andersen au background apporte un petit plus et le phrasé de guitare chirurgical de Little Charlie Baty font de ce titre un véritable Must! «A Place Where I Can Hide» est un excellent morceau d’harmonica blues. «It Hurts Me» permet encore à l’harmoniciste de se faire remarquer mais dévoile la guitare bien léchée de Bob Welsh. Le quatuor nous offre le puissant et robuste «My Boss» avec un Bernard Sellam merveilleusement rageur. Histoire d’apporter un semblant de répit, le groupe fait ses gammes sur le shuffle «Sound Check», taillé sur mesure. «Tell Me Now Tell Me How», sonnant très fifties, est dirigé de main de maître par les baguettes d’Olivier Trebel. «I Don’t Mind» nous fait entendre un Bernard Sellam au sommet de sa forme, superbement secondé par un harmonica concis et la slide d’Andersen. «Give Me Time To Explain», une reprise de Percy Mayfield, époque Tangerine, marque une légère rupture avec la présence au chant et au chromatique de Mark Hummel, la guitare très West Coast de Little Charlie et les volutes d’orgue de Bob Welsh. L’envoûtant instrumental « Papa Loonie Blues/Pamplemousse Jam» est dominé par les deux harmonicistes, les guitares du Kid et de Bernard leur répondant à tous coups. «Quit That Job» qui clôt l’album est une invitation à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, marqué par le chromatique de Bertolino.
Cet élégant digipack au visuel sympathique propose une large palette passant de Chicago à Memphis avec une bifurcation vers le jump West Coast. Excellente mise en place, une rythmique d’enfer et des virtuoses qui savent s’effacer au profit des équipiers font de cet album notre coup de cœur du trimestre. On peut se demander pourquoi ce groupe d’enfer ne passe pas plus dans la Capitale. Avis aux programmateurs.

Le Kingbee

 

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1 Commentaire
  1. Jipes 6 années Il y a

    Espérons qu’a défaut d’être riche et célèbre ils pourront tourner dans des conditions décentes et vivre de leur musique ca sera déjà pas si mal ;o)

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