Always Drunk, Never Sad

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Jesus Volt Always Drunk, Never Sad
Soirée Outside Records du 25 mars 2000
Invité par email à la sortie du disque de Jesus Volt par le Label français Outside Records (qui a déjà sorti le très remarqué Tribute to Lee Brilleaux) je décide d’aller y faire un tour, voir ce que ça donne. En bon pro, je me pointe pour le dernier set, guidé par la zique, j’arrive au sous-sol du squatt de la Grange aux Belles. La salle est sombre, un brin crade, après le « qu’est-ce que je fous ici », et la musique qui ne me prend pas par les sentiments, le groupe me cueille à froid avec 2 titres du Wolf, la claque. Bullshit ! ils ont l’esprit blues aussi pur que le maître lui-même, ça transpire blues, ça leur colle à la peau…

Je repère très vite le boss du label et je me pointe :
« Salut ! c’est Docteur Blues… Pas eu le temps de venir aux balances, désolé.  »
Le mec ne m’en veut pas et il me tend « Always Drunk, Never Sad » le petit dernier de ses protégés.
 » Écoute ça et dis moi ce que t’en pense…  »
Après une petite discussion au bar autour d’une bière maquillée de la pochette de Jesus Volt. Je me sens revenu dans un club londonien des années soixantes tant la musique est chargée d’un Blues-Rock puissant. ça doit être le changement d’heure, l’espace temps troublé, je me rentre.

Le lendemain, je me jette sur le CD, histoire de vérifier si je n’ai pas rêvé…
Re-Bullshit ! Le CD est bien là, le son aussi, aussitôt les influences se mélangent, on reconnaît les Doors, Tom Waits, Hendrix, les premiers ZZ Top ou encore Doctor John et Screamin’ Jay Hawkins. De la Fusion pure, qui fait passer G-love Special Sauce ou les Cowboy junkies pour des rigolos. Pourtant le groupe n’emploie pas les codes usuels du blues : le Nom : Jesus Volt ? La pochette, un rien Punky-Kro, nous présente la famille déjantée.

Pour les titres « Checking upon my babe » un boogie qui reste mon favori. One Way Out, un morceau fusion à la Gallagher où le guitariste s’en donne à coeur joie, la reprise des Cure « A forest » merde je passe du Cure sur ma chaîne !!!, « Coda man » le morceau de bravoure du groupe qui les résume bien avec des changements de rythme à couper les pattes et pour clore l’album « Honey what’s your name » un blues lent tout en atmosphère. En bref, 12 titres de qualités égales, ce qui est rare pour un premier album aussi personnel.

Jesus Volt tourne en trio, le groove de Lenine McDonald à la basse, la guitare de Mr Clit Tao, impressionnant sur une acoustique survitaminée à la disto et la voix de forçat de Lenny Shon, lequel distile également de longs souffles ennivrés d’harmo (ah, je l’aime cette formule), l’homme aime le Four Roses et hait les Beatles ! Le Trio est aidé dans sa tache par Mickey au Dodro, Tony Shon et Magic Doudous aux drums.

Si le Blues a un avenir en France il faut dès maintenant compter avec Jesus Volt… Amateurs de métissage, sautez là-dessus comme des affammés !

A découvrir en live au Plan le 7 mai en première partie de Andrew Williams et au mois de juin en première partie de Little Bob à la Maroquinerie à Paris…

Autre découverte Outside-records : le trio blues américain Imperial Crowns, piliers des House of Blues dont le 1er Cd sera dans les bacs en cette fin de mois de mars.

Docteur Blues

 

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