A Big Blues in the Olympia, Paris… (24/11/03)

Les concerts

C’est dans un Olympia plein comme un œuf, que Paul Personne débute son show seul en scène. Assis sur une chaise, inondé par la lumière d’une seule poursuite, il tient dans ses bras une belle Gibson acoustique… Les premiers traits de blues s’échappent de la sono.
Barjo Land unplugged pour dire bonsoir. Il est vite rejoint par Jérémy Lacoste, jeune talent, qui tiendra la deuxième guitare toute la soirée. Ça tourne façon bœuf, sur un p’tit Blues en douze mesures de derrière les fagots.
(photo Mike Lecuyer – 2000)

Invité en résidence depuis l’album « demain, il f’ra beau » Claude Langlois ne tarde à prendre sa derrière sa Pedal-Steel. Il tire son épingle du jeu avec des interventions qui collent parfaitement à la première partie du spectacle, « la foire à la brocante », « saoulé »…

Les titres du premier album s’enchaînent graduellement en volume et en intensité…

— on est pas bien là ? Rares paroles lâchées….

On prend un sérieux coup de vieux, le public est essentiellement composé d’aficionados qui suivent Personne depuis quelques années, depuis le début peut-être…Commentaires… Ils sont venus écouter la messe, la rumeur est perceptible quand le Paulo enfile sa Les Paul.

Le grain de la disto ne fait pas défaut, on va pas être déçu… Dès les première notes tirées le show s’emballe, ça sent le gas-oil ! Ça bastonne façon ZZ Top. Le Batteur ne fait pas dans la dentelle, la basse tamponne, un gros blues rock bien juteux est offert au public qui n’en demandait pas temps… Le band est son boss retrouvent leurs marques, ils semblent plus à leur aise chaussés électrique.

— et oui mon gars c’est pas de la variette, c’est du Rock d’ici !

L’Olympia est sonné mais il en à vu d’autre. Les papys et les mamys tiennent le coup et font de le résistance. Point culminant du show un « Big Blues » joué façon « rock me baby ». Paul y évoque le drame de la déchirure d’un couple de prolétaires. On est dans le vif ! L’ensemble parole-musique exprime l’idée du blues à la française. Assurément le titre de la soirée avec « le bourdon » . Un autre morceau qui lui colle à la peau. L’Olympia s’envole, duo de guitares harmonisées… vous connaissez la suite !
Loin du show chiadé ce One Shot est un instantané dans tout les sens du terme. Il ne nous reste plus qu’à écouter son nouvel album entre deux bières blondes ou brunes en attendant la prochaine fois… Une petite tournée doit suivre à la fin de l’hiver…

Docteur Blues

 

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